FRAVAUX : LES DERNIERS VESTIGES D’UN CAMP ALLEMAND DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE | Canal32

FRAVAUX : LES DERNIERS VESTIGES D’UN CAMP ALLEMAND DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

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Diffusion le 14/08/2015


Certains vestiges de la seconde guerre mondiale restent encore inconnus pour de nombreux Aubois. En voici un exemple.


Le village de Fravaux, situé près de Bar/Aube, fut, pendant 39-45, un endroit militaire stratégique. En 1941, l'armée allemande installa, au lieu-dit « La Varlan », pas très loin de la voie romaine, un camp et des radars.


René Mess, qui a été maire du village durant 35 ans, avait 9 ans quand les Allemands prirent possession de l’endroit. Il se souvient. « Les cultivateurs du coin furent réquisitionnés pour transporter les matériaux qui allaient servir à construire les infrastructures ». Et de poursuivre : « Pour la construction, il y avait des personnes de toutes nationalités, notamment des Turcs et des Russes et des S.T.O (Service du travail obligatoire) ».


D’après le livre de Gérard Arcelin, "Chronique des années noires dans l’arrondissement de Bar-sur-Aube 1939-1945 ", les Allemands avaient aménagé, entre autres, un château d’eau, une piscine, un grand bâtiment pour abriter la troupe et les officiers.


Ils avaient aussi conçu un ingénieux système afin de capter l’eau depuis une source (Saint-Laurent ) située à plus de 2 km. Il y avait également des trottoirs, le tout à l’égout et l’électricité. Une ligne téléphonique était installée et servait à communiquer avec le Haut-commandement qui se trouvait à Saint-Dizier.


Ce camp abritait une école d’officiers. Dès qu’elle fonctionna, chaque jour des avions survolaient le site à différentes altitudes afin de permettre aux militaires de s’exercer à la détection avec les radars.


Fin août 1944, à la veille de la libération de Bar-sur-Aube par les troupes alliées, les Allemands mirent le feu aux installations.


« J’avais 12 ans et je m’en souviens très bien" , se rappelle René Mess, " avec les gamins du village nous étions cachés dans une vieille carrière située en face du camp, mais de l’autre côté de la colline, et nous avons tout vu ».


Aujourd’hui, du camp il ne reste que quelques vestiges enfouis sous la végétation, en particulier la tour du château d’eau. En fouillant bien dans le bois, on arrive encore à apercevoir un bout de la piscine, des abris, et bien d’autres constructions dont l'usage devient de plus en plus un mystère.


P.B


Photos : vestiges du lieu et René Mess, témoin de l'époque




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