Vingt-cinq candidats ont tenté de décrocher le BNSSA à Troyes lors d'une session organisée par la Croix-Blanche. Ce Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique permet de travailler dans tous types de baignades, publiques ou privées.
Depuis l'arrêté de 2023, les titulaires du BNSSA bénéficient d'une autonomie totale sur la surveillance aquatique. « Ils n'ont plus besoin d'être encadrés par un maître nageur-sauveteur », explique le formateur. Cette évolution répond à une pénurie de professionnels dans le secteur.
Les profils des candidats sont variés. Certains renouvellent leur diplôme tous les cinq ans, comme ce spécialisé plongeur qui pratique le triathlon. D'autres sont bénévoles dans des clubs de natation et bénéficient d'épreuves allégées.
Depuis quelques années, une majorité de lycéens participe pour décrocher un job d'été. « Ce n'est pas dur en soi, mais il faut réviser, surtout pour les dernières épreuves où il faut secourir les gens », confie l'un d'eux.
L'examen comprend quatre épreuves éliminatoires : un questionnaire théorique, un 100 mètres combiné avec nage et remorquage de mannequin, un 250 mètres palmes masque tuba, et une action de sauvetage sur noyé simulé. Le candidat doit intervenir sur une victime à 25 mètres du bord.
La Croix-Blanche propose cette formation depuis cinq ans, complétant son catalogue de premiers secours. L'organisme forme entre 400 et 500 personnes par an au PSC1 et plus de 800 aux gestes qui sauvent.
Pour accéder à la formation, il faut avoir 16 ans minimum et 18 ans pour passer l'examen. Des aides financières sont disponibles pour financer ce diplôme recherché dans le secteur aquatique.