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À Saint-Julien-les-Villas, la Flipper’s Week fait toujours tilt

À Saint-Julien-les-Villas, la Flipper’s Week fait toujours tilt

Un événement accessible à tous… mais taillé pour les mordus

Saint-Julien-les-Villas. Les lumières clignotent, les batteurs claquent et les billes d’acier filent à toute vitesse : le temps d’un week-end, la salle Jimmy Hayes a retrouvé l’ambiance des grandes heures du flipper. Pour sa 8e édition, la Flipper’s Week — baptisée “3.8” — a rassemblé environ 800 visiteurs autour d’un rendez-vous désormais bien installé.

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Un événement accessible à tous… mais taillé pour les mordus

Organisé par l’association Anim St-Ju, l’événement propose un concept simple : une entrée à prix unique (7 euros) donnant accès en illimité à l’ensemble des machines. Flippers des années 60 à aujourd’hui, bornes d’arcade, et nouveauté 2026 — un espace entièrement dédié aux consoles rétro — composent une offre riche et accessible à tous, du novice curieux au joueur aguerri. « Vous payez 7 euros et vous jouez toute la journée », résume Patrick Grosjean, membre fondateur du collectif à l’origine du projet.

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Du flipper mécanique aux consoles rétro

Avec près de 65 flippers, des modèles mécaniques des années 60 aux versions plus récentes, mais aussi des bornes d’arcade et un espace dédié aux consoles rétro, l’offre s’est étoffée au fil des éditions. Lancé en 2017 avec une vingtaine de machines, le rendez-vous a grandi grâce à un réseau de passionnés qui prêtent, transportent et entretiennent ces équipements souvent lourds et fragiles.Car derrière l’aspect ludique, c’est tout un savoir-faire qui s’exprime. « Ce n’est pas que de la nostalgie, c’est de la maîtrise », insiste Patrick Grosjean. Si l’événement reste ouvert à tous, il attire désormais « de vrais joueurs », parfois venus de loin, du nord de la France, de Dijon ou encore de Belgique. La manifestation a grandi grâce à un réseau de passionnés qui s’entraident, échangent et prêtent leurs machines. « On va à Nancy, Dijon, en Belgique… et les gens nous rendent la pareille. C’est une vraie communauté. »

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Collectionneurs et “docteurs du flipper

Parmi les fidèles, Didier et Caroline Frûleux, venus du Pas-de-Calais, incarnent cette passion. Collectionneur et réparateur, Didier parcourt les salons pour partager des pièces rares, souvent issues des années 60 à 80. « Ce sont les machines de ma jeunesse. Certaines sont extrêmement rares, on ne les reverra peut-être jamais ailleurs. » Le couple ne vient pas pour vendre, mais pour transmettre. « C’est vraiment pour que les gens découvrent le plaisir de jouer sur des flippers mécaniques. » Sur place, Didier et Caroline jouent aussi les dépanneurs grâce un immense stand de pièces détachées : « Certains viennent exprès pour nous voir. On fait des réparations, on fournit des pièces… on a du stock pour des dizaines d’années. »

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Longtemps délaissé, le flipper connaît aujourd’hui un regain d’intérêt. « Il y a vingt ans, il y avait trois ou quatre salons en France. Maintenant, il y en a presque toutes les semaines. De nouveaux fabricants apparaissent », observe Patrick Grosjean.