Ce vendredi 13 mai, à 13h, la sirène de la Cristallerie a retenti pour la dernière fois. Devant la boutique, de nombreux Bayellois et Bayelloises mais aussi des personnes venues des alentours (notamment des gardiens de prison de Clairvaux) étaient présents pour rendre hommage aux cristalliers qui ont fait tourner le site durant tant d’années. 300 personnes se sont ainsi retrouvées pour partager ce moment chargé d’émotion et d’amertume.
Lieu magique pour collectionneurs et amateurs de cristal, la Cristallerie Royale de Champagne était l’une des plus anciennes manufactures françaises de cristal soufflé à la bouche. Avant qu’elle ne ferme définitivement ses portes. Bayel s’ajoute à la longue liste des difficultés économiques dans le Barsuraubois.
Son histoire a commencé en 1678, quand Louis XIV a autorisé les célèbres Maîtres vénitiens, les Mazzolays, à créer leur propre manufacture et à leur accorder l’exclusivité de la production. La Cristallerie s’est donc installée à Bayel, un village qui connaissait le travail du verre depuis l’an 1300.
Ce lundi, un ultime comité d’entreprise s’était tenu. Une réunion pendant laquelle le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été signé. L’activité des fours est officiellement arrêtée. 25 salariés sur les 29 que compte la Cristallerie vont être licenciés d’ici le début de l’été (2 travailleront au magasin d’usine, 2 ont accepté un poste sur un autre site en Meurthe-et-Moselle).
Le livre des ateliers se referment après plus de 300 ans d’histoire. Elle a commencé en 1678, quand Louis XIV a autorisé les célèbres Maîtres vénitiens, les Mazzolays, à créer leur propre manufacture et à leur accorder l’exclusivité de la production. La cristallerie s’est donc installée à Bayel, un village qui connaissait le travail du verre depuis l’an 1300.
La Cristallerie Royale de Champagne a conçu, en 300 ans, des objets de décoration et d’art de la table haut de gamme, fabriqués selon des traditions vieilles de plusieurs siècles et à partir de moules d’époque. La Cristallerie a effectué des commandes pour des clients renommés et exigeants : le Général de Gaulle, John F. Kennedy, le Roi du Maroc, la Maison Blanche, l’Hôtel Ritz à Paris…
L’entreprise est passée progressivement de 600 salariés à une soixantaine en 2005, date de son rachat pour un euro symbolique, puis, principalement par le non-remplacement des départs en retraite, à 30.
Aujourd’hui, c’est la fin…
Retour en images sur cette journée spéciale dans le journal de Canal 32 ce soir.