Toute la semaine, à Mailly-le-Camp, des soldats français de toutes les armées sont formés à une nouvelle forme de guerre : celle des réseaux, informatique, invisible. Sans tirs, ni combat armé. L’actualité tragique de Bruxelles rappelle chaque jour que la menace ne faiblit pas. La cyber défense est devenue au fil des ans une priorité nationale.
Le scénario de cet exercice se situe dans un contexte international fictif.
« L’ONU autorise le déploiement d’une force en coalition pour stabiliser un pays subissant les attaques dans l’ombre de son voisin.
Quelques mois plus tard, alors que les attaques informatiques se multiplient, une des deux Nations qui mène les opérations de stabilisation, doit faire face à des attaques cyber, de différentes natures, sur ses propres moyens militaires et doit mettre en œuvre des mesures de défense sur plusieurs sites. Bien que fictif, ce scénario illustre les menaces bien réelles qui pèsent sur les forces pendant leurs opérations« .
UNE GRAVE MENACE
Baptisé DEFNET 2016 ce plan de formation réaliste est la 3e édition d’un exercice majeur de cyberdéfense. Créé en 2014, il est devenu l’exercice annuel interarmées accompagnant la montée en puissance de la chaîne opérationnelle cyber, conformément au Livre blanc de 2013 qui fait de la cyberdéfense une des priorités nationales.
Placé sous l’autorité de l’officier général cyber, cet exercice s’appuie sur un scénario plausible, qui entraîne la totalité de la chaîne cyber.
« Le cyberespace est désormais un champ de confrontation à part entière. La possibilité, envisagée par le précédent Livre blanc, d’une attaque informatique majeure contre les systèmes d’information nationaux dans un scénario de guerre informatique doit être prise en compte et constitue, pour la France et ses partenaires européens, une grave menace. » Extrait du Livre Blanc sur la Défense et de la Sécurité Nationale 2013