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5 août 2025 à 16:46

GRAND FORMAT : "un paradis retrouvé" pour la statuaire de Vendeuvre

À Vendeuvre-sur-Barse, l’église du village pourrait devenir un lieu d’exposition permanent dédié à la statuaire de l’ancienne Manufacture d’Art Chrétien (Sainterie de Vendeuvre-sur-Barse).

Fleuron local de la production religieuse à la fin du XIXe siècle, la manufacture a fermé ses portes en 1961. Depuis le 1er mai, une sélection d’œuvres rarement montrées y est présentée. Certaines proviennent des collections du Département, d’autres ont été retrouvées dans les villages alentours.

L’association ArTho, à l’initiative du projet, souhaite redonner vie à ce patrimoine. Des bénévoles se relaient pour accueillir le public, proposer des animations aux enfants et, sur demande, organiser des visites guidées retraçant l’histoire de la manufacture.

Une manufacture aux ramifications mondiales

Fondée par Léon Moinet en 1842, la manufacture a connu son apogée entre 1870 et 1914, avec jusqu’à 80 salariés. Son catalogue comptait une centaine de modèles, produits à raison de 3 000 à 4 000 pièces par an, déclinés en huit tailles allant de 45 cm à 2 m. Les clients choisissaient eux-mêmes le niveau de décoration — monochrome, coloris, dorures ou fausses pierreries — selon leur budget.

La réputation de la saintrerie a d’abord rayonné localement avant de s’étendre à l’ensemble du territoire national, puis à l’étranger. La manufacture s’est appuyée sur les réseaux missionnaires — les Missions étrangères de Paris pour l’Asie, les Pères blancs pour l’Afrique — pour diffuser ses œuvres. Des statues de Vendeuvre-sur-Barse sont aujourd’hui recensées en Océanie, en Asie du Sud-Est et dans de nombreux pays africains.

Une exposition de 56 statues, un vœu de pérennité

L’exposition, intitulée « La statuaire de Vendeuvre, un paradis retrouvé », réunit 56 statues : celles conservées en permanence dans l’église, des pièces prêtées par une dizaine de paroisses voisines, une vingtaine issues des collections du Conseil départemental et quelques œuvres appartenant à des collectionneurs privés. ArTho la décrit comme la plus grande rétrospective jamais organisée sur cette production.

L’association, qui regroupe 115 membres, nourrit l’ambition d’installer cette présentation à titre définitif dans l’église. La moitié des statues provenant du fonds départemental, une rotation régulière des œuvres serait possible sans priver les paroisses prêteuses de leurs biens. L’exposition est visible gratuitement jusqu’au 31 octobre.

Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.