La fête nationale aura bien lieu dans l’Aube, mais pas sans contraintes. Face à la canicule persistante et à l’assèchement des sols, le préfet Pascal Gauci a annoncé des mesures renforcées autour des feux d’artifice du 14 juillet dans le département. L’objectif : permettre aux communes de célébrer la fête nationale tout en limitant les risques d’incendie.
Ce qui est interdit, ce qui reste possible
Selon la préfecture, les tirs de feux d’artifice d’agrément, les feux festifs, l’utilisation de pétards et les barbecues sur la voie publique sont interdits jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire. En revanche, les spectacles pyrotechniques organisés par les communes pour le 14 juillet peuvent se maintenir, à condition de respecter un protocole précis.
Des obligations concrètes pour les organisateurs
Les communes qui maintiennent leur feu d’artifice devront se plier à une liste de prescriptions précises. Les organisateurs sont tenus d’identifier les points d’eau accessibles aux sapeurs-pompiers, d’humidifier la zone de tir avant le spectacle, de disposer d’au moins un extracteur à eau et d’une citerne à proximité. Le débroussaillement des espaces naturels alentour et l’absence de haies proches des bâtiments sont également exigés.
Ce cadre s’applique aux 126 communes du département ayant déposé une demande de feux d’artifice cette année.
communes de l’Aube ayant demandé à tirer un feu d’artifice le 14 juillet
De nombreuses communes choisissent d'annuler
Malgré ce cadre permissif, de nombreuses communes ont préféré ne pas prendre de risque. Bayel, Rosières-près-Troyes, Saint-André-les-Vergers, Chaource, Piney, Saint-Parres-aux-Tertres et Voigny (entre autres !) ont d’ores et déjà annoncé l’annulation de leurs festivités et/ou de leurs feux d’artifice. Une décision préventive, alors que la végétation et les sols restent particulièrement secs dans l’ensemble du département.
On a tous envie de fêter la fête nationale, il faut que ça se passe bien. Il y a différents schémas qui existent. Je sais que dans un département voisin, on interdit les feux d'artifice sauf dérogation. C'est une mesure qui pourrait être séduisante mais en réalité elle est difficile à mettre en œuvre. Donc on est nous sur une logique qui est un peu différente.
Une logique de « construction » assumée par le préfet
Pascal Gauci revendique une approche pragmatique, à rebours d’une interdiction totale qu’il juge difficile à mettre en œuvre. Il cite l’exemple de la Fête de la musique, organisée en pleine canicule avec des adaptations similaires. Pour le 14 juillet, la même philosophie s’applique : travailler avec les maires pour que les festivités se déroulent dans des conditions sécurisées, plutôt que de les supprimer d’emblée. Les communes qui maintiennent leur programme restent donc libres de le faire, à condition de respecter scrupuleusement les prescriptions préfectorales.
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