Et si la maison de centrale de Clairvaux accueillait la prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants souhaitée par le Gouvernement ? C’est en tout cas l’idée argumentée et mise en avant par François Baroin, maire de Troyes, président de Troyes Champagne Métropole et président des maires de l’Aube et Philippe Borde, maire de Bar-sur-Aube et président de la communauté de communes de la région de Bar-sur-Aube. Les deux élus ont écrit ce mercredi matin au Ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Ce dernier a annoncé dimanche que les « cent plus gros narcotrafiquants » qui poursuivent leur activité criminelle depuis leur cellule seront isolés dans « une prison de haute sécurité » à l’été. Le garde des Sceaux n’a pas encore défini quel serait l’établissement pénitentiaire choisi pour accueillir ces détenus à risque. Il a juste précisé : « Nous allons prendre une prison française, on va la vider des personnes qui y sont et on y mettra, puisqu’on l’aura totalement isolée, totalement sécurisée, avec des agents pénitentiaires particulièrement formés ».
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Pour François Baroin et Philippe Borde, la possibilité d’installer, à Clairvaux, un site « permettant de répondre aux impératifs techniques et sécuritaires d’isolement des principaux narcotrafiquant du pays » peut se faire en « parallèle du processus de reconversion actuellement conduit par les services du Ministère de la Culture ». Dans les arguments mis en avant : « les conditions matérielles, bâtimentaires et capacitaires du site, fermé il y a seulement deux ans, couplées à la longue tradition pénitentiaire du sud-est aubois ».
En conclusion de leur missive, pour démontrer que « l’hypothèse est crédible et sérieuse ». François Baroin et Philippe Borde invitent le ministre « à venir prochainement dans le département afin de visiter le site de l’ancienne Maison Centrale de Clairvaux ».
Le député Rassemblement National de la circonscription, Jordan Guitton, s’est, lui aussi, fendu d’un courrier, intitulé : « Refaire de Clairvaux une prison ? » au Ministre de la Justice. L’idée est la même : « en plein milieu de la campagne auboise, avec une sortie d’autoroute, cet établissement dispose de toutes les caractéristiques pour accueillir une centaine de prisonniers ». Jordan Guitton invite également Gérald Darmanin à se rendre sur place.