Une dizaine de villes de la région Grand Est a déjà adopté le dispositif « Demandez Angela », un réseau initié par la Région, en partenariat avec les municipalités et les commerçants locaux, pour lutter contre le harcèlement de rue. « Ce travail sur la lutte contre les violences faites aux femmes n’est pas une compétence régionale, c’est vraiment une compétence de l’État. Néanmoins, la volonté politique est d’aller sur ces questions là et, finalement, d’offrir cette capacité qu’a la région d’être opérationnelle pour pouvoir être utile dans cette lutte contre les violences faites aux femmes », explique Sylvie D’Alguerre, conseillère régionale Grand Est, déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes.
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Le principe est simple : des autocollants « Demandez Angela » sont placés sur les vitrines des commerces partenaires. Si une personne se sent en danger ou harcelée dans la rue, elle peut entrer dans ces établissements et demander « Angela ». Ce mot-code déclenche une prise en charge immédiate par le personnel, qui met la personne à l’abri et, si nécessaire, alerte les secours.
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Après Troyes, où le dispositif a été lancé en mars dernier, Romilly-sur-Seine et la Communauté de Communes des Portes de Romilly ont également rejoint l’initiative. Plusieurs commerçants se sont déjà engagés à offrir un espace sécurisé à toute personne en détresse. « Les commerçants ont déjà cette qualité d’accueil. Et c’est vrai que, finalement, c’était simplement de leur offrir un autre éclairage, un autre angle de vue et de leur dire, oui, chez vous, c’est votre métier d’accueillir, mais malgré tout, tout le monde ne rentre pas dans votre boutique. Et le fait d’apposer cet autocollant permet d’identifier ces lieux comme des lieux de bienveillance et d’accueil », souligne Sylvie D’Alguerre.
Au-delà de l’affichage des macarons, l’objectif est de sensibiliser la population pour garantir la pérennité du dispositif et renforcer son efficacité.