Une délégation de quatre enseignants du lycée Gabriel-Voisin a été reçue ce lundi 9 mars par le Dasen (directeur académique des services de l’Éducation nationale), Damien Petitjean. Cette rencontre intervient suite au mouvement de grève lancé le 2 mars par une vingtaine de professeurs, qui dénonce une dégradation des conditions de travail liée notamment à des faits de violence au sein de l’établissement.
Lors de cet échange, les enseignants ont détaillé les difficultés rencontrées au quotidien. Ils ont évoqué la multiplication d’actes de violence ainsi que ce qu’ils décrivent comme une minimisation de ces faits par la direction de l’établissement.
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La question des moyens a également été abordée. Les enseignants estiment que les ressources attribuées au lycée ne correspondent pas au nombre réel d’élèves accueillis, des effectifs qu’ils jugent sous-évalués par le rectorat. Selon eux, cette situation pèse sur l’organisation des classes et les conditions d’enseignement. Le Dasen, visiblement surpris par ces chiffres (selon le communiqué de presse envoyé par les enseignants), s’est engagé à débloquer des moyens supplémentaires afin de permettre davantage de dédoublements de classes, tout en précisant que toutes ne pourront pas l’être.
Les personnels ont par ailleurs demandé la labellisation de l’établissement dans le cadre de la politique de la ville ou en zone urbaine sensible, ce qui permettrait, selon eux, d’obtenir des moyens humains, matériels et financiers supplémentaires. Le Dasen aurait affirmé que cette démarche était envisageable et qu’il soutiendrait une demande en ce sens.
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Autre point soulevé : l’intervention de la psychologue du travail du rectorat, réclamée depuis plus d’un an par les personnels. La direction académique a indiqué que sa venue devrait intervenir prochainement.
En conclusion de la réunion, le Dasen a assuré que le lycée Gabriel-Voisin constituait une priorité, selon les enseignants, et que les équipes pouvaient le solliciter en cas de besoin. Reste désormais, pour les personnels mobilisés, à vérifier la mise en œuvre concrète de ces engagements dans les prochaines semaines.