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Mesnil-Saint-Père : la première pierre du chantier de réhabilitation de la digue de la Morge posée

Mesnil-Saint-Père : la première pierre du chantier de réhabilitation de la digue de la Morge posée

Des travaux qui impliquent de nombreuses contraintes

La première pierre d’un chantier au long cours a été posée ce mercredi, sur les abords du lac d’Orient. Entre Mesnil-Saint-Père et Lusigny-sur-Barse, trois digues doivent être réhabilitées (digues de la Morge, de Beaumont et de Chavaudon). Le chantier, prévu pour durer entre 3 et 4 ans, a débuté il y a quelques jours. Les principales phases seront concentrées sur les automnes et hivers, lorsque le niveau d’eau est au plus bas (pour permettre l’accès aux digues), mais le lac devra être totalement vidangé en 2025.

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En jeu : renforcer les digues, en place depuis une soixantaine d’années. Au fur et à mesure, le bitume qui recouvrait ces ouvrages a été largement abîmé par le ressac et la houle, créant cavités et fissures. Alors, pour garantir la résistance et le bon fonctionnement de cette structure, l’EPTB Seine Grands Lacs a lancé une vaste réhabilitation. Le principe : installer de l’enrochement pour protéger davantage la digue de ces effets. 250 000 tonnes de roches doivent donc être déposées (livraison en continu durant toute la phase de travaux). Ces installations sont prévues pour durer au minimum 50 ans.

« Il fallait changer, réparer, mais surtout, en toute urgence : faire en sorte qu’elle soit capable de résister à pression de l’eau et qu’on n’ait pas dans l’esprit qu’il pourrait y avoir un accident avec rupture de la digue. Là ce serait la catastrophe absolue pour toutes les populations. C’est pourquoi ces travaux étaient urgents », explique Patrick Ollier, le président de l’EPTB Seine Grands Lacs.

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Des travaux qui impliquent de nombreuses contraintes, pour les habitants des communes alentours, mais aussi pour le volet touristique des lacs. « Cela va durer et cela va forcément apporter des difficultés : il va falloir vider le lac l’année prochaine et c’est un problème, car le lac est un élément touristique important dans ce département, cela va avoir un impact », reconnaît Patrick Ollier, le président de l’EPTB Seine Grands Lacs. « Il y a aussi les perturbations pour les communes de Lusigny-sur-Barse et Mesnil-Saint-Père, à cause des camions qui viennent amener ces enrochements… On a conscience qu’on crée des contraintes à la population. Dès lors que vous videz le lac et qu’il y a des travaux autour, les touristes qui se promènent le long du lac sont gênés. Les activités ludiques du lac seront gênées aussi durant cette période. On va faire en sorte qu’elle soit le moins longue possible. » 

 L’EPTB Seine Grands Lacs envisage de créer un comité de pilotage, qui devrait réunir de façon trimestrielle (si nécessaire), les élus locaux et représentants de l’institution pour faire un point sur les désagréments éventuels de ces travaux. Un journal d’information pourrait paraître l’issue de ces rencontres, afin de faire des points réguliers sur l’avancée des travaux auprès des habitants.

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Le chantier est estimé à 25 millions d’euros, financé par l’EPTB Seine Grands Lacs (52,5%), l’Etat (20%), l’Union Européenne (15%), la région Grand Est (10%) et l’Agence de l’eau Seine Normandie (2,5%).

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