“Le monoxyde de carbone est la première cause de mortalité par intoxication en France. Chaque année, environ 4 000 personnes en sont victimes et une centaine de personnes en décèdent”, explique l’ARS Grand Est dans un communiqué. L’hiver dernier, 80 épisodes d’intoxication au monoxyde de carbone ont été enregistrés dans le Grand Est, dont 2 dans l’Aube.
A l’approche de l’hiver, l’ARS Grand Est lance sa campagne annuelle de prévention. “Le monoxyde de carbone est un gaz inodore, incolore et non irritant”, précise l’ARS. “Les intoxications liées à ce gaz résultent le plus souvent d’un dysfonctionnement des appareils de combustion (chaudières au gaz, au fioul, au bois, chauffage d’appoint, poêle, cheminée…) et/ou d’un défaut d’aération des locaux où ils sont utilisés”.
L’ARS Grand Est rappelle “les bons gestes de prévention pour éviter l’intoxication”. Notamment : faire vérifier et entretenir, chaque année, les installations de chauffage et de production d’eau chaude ainsi que les conduits de fumée par un professionnel qualifié ; ne pas utiliser de façon prolongée un chauffage d’appoint à combustion ; ne pas se chauffer avec des appareils non destinés à cet usage, tels qu’une cuisinière, un brasero ou un barbecue ; ne pas obstruer les grilles de ventilation, même par grand froid ; aérer quotidiennement son habitation ; placer les groupes électrogènes impérativement à l’extérieur des bâtiments.
Les symptômes de l’intoxication les plus fréquents sont “des maux de tête, des nausées, une confusion mentale et de la fatigue”. En cas de doute, l’ARS Grand Est recommande d’aérer les locaux, d’arrêter les appareils à combustion, de quitter les locaux, d’appeler les secours en composant le 15, le 18 ou le 112 (114 pour les personnes malentendantes) et d’obtenir l’avis d’un professionnel qualifié avant de réintégrer les locaux.
L’ARS précise que l’intoxication peut être chronique. “Elle est modérée mais prolongée”, explique l’ARS. Aux symptômes de l’intoxication s’ajoutent alors “parfois des malaises, un essoufflement et divers troubles (du sommeil, de la vision, de l’odorat, du goût, de la mémoire et de l’attention)”. Ces symptômes disparaissent lorsque la personne quitte le lieu où se situe la source de monoxyde de carbone.