Un scénario crédible et un entrainement dans des conditions réalistes… D’importants moyens humains et matériels seront engagés sur les routes et dans les airs cette semaine. Pas de panique, il s’agit d’un exercice militaire. Baptisé « Orion 2023 », l’opération est la plus importante de ces 30 dernières années. Elle a débuté en février dans le sud de la France pour se conclure au mois de mai. Le scénario : « un État baptisé Arnland, déstabilisé par des groupes armés et milices qui pénètrent ce pays ami. Les Nations-Unies votent une résolution qui permet à une force internationale d’intervenir pour soutenir le gouvernement en place. Un peu plus tard, c’est l’Etat Mercure, qui soutient les milices, qui est confronté directement aux forces alliées de la coalition ».
Le nord-est de la France (dont le département de l’Aube) est concerné par la dernière phase d’exercice. Il s’agit de simuler un affrontement aéroterrestre de haute intensité. Près de 12 000 militaires doivent se retrouver sur le terrain. L’essentiel des « combats » se fera à l’intérieur du camp de Mailly et des autres camps de Champagne (Suippes et Mourmelon), mais d’autres secteurs du département de l’Aube sont, ou vont être, concernés. A Bar-sur-Aube, par exemple, un camp de base sera installé au Cosec, pour accueillir des véhicules militaires.