Le jardin du Prieuré à Pargues est né d'un coup de foudre. En 1986, Hélène Assenmaker découvre un champ d'ancolies et décide d'acheter la maison. Elle entreprend alors de créer un jardin sur ce qui n'était qu'un terrain en pente douce planté de luzerne.
Le projet s'étale sur vingt ans. La propriétaire commence par une plate-bande de fleurs vivaces, puis plante des rosiers et réalise des boutures de buis à partir de deux spécimens déjà présents. « Autrement il n'y avait rien du tout », explique-t-elle. Seuls un cornouiller mâle très âgé et une glycine occupaient les lieux.
Aujourd'hui, le jardin abrite de nombreuses variétés adaptées au terrain calcaire, pauvre et sec. On y trouve des rosiers lianes de cinq à six mètres, des roses anciennes, des ancolies, des saxifrages et des pivoines. Hélène Assenmaker cherche à avoir des floraisons du début du printemps à la fin de l'automne, même si juillet et août restent des mois difficiles en raison de la sécheresse.
Le jardin bénéficie d'un atout majeur : l'église de Pargues, classée Monument historique, dont une partie se trouve sur la propriété. « C'est l'élément principal du jardin », confie la propriétaire. L'édifice a été restauré il y a une dizaine d'années, période qui a nécessité la présence d'échafaudages dans le jardin.
Ce lieu fait partie des quatre jardins remarquables de l'Aube, un label qui impose un cahier des charges strict. Les propriétaires doivent respecter des horaires et jours de visite, assurer l'entretien et éviter les plantes invasives.
Le jardin du Prieuré est accessible au public sur rendez-vous. Des petits groupes viennent régulièrement, notamment lors de manifestations comme Rendez-vous au jardin. Les visiteurs peuvent se promener et même s'installer pour profiter des lieux.