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Réseau SOS Rapatriement Faune Sauvage LPO : ils sauvent les animaux sauvages en détresse

Audrey Mennillo et sa fille devant un véhicule garé, bâtiment à bardage bleu en arrière-plan

Depuis la fermeture du centre de soins de Soulaines en octobre 2023, un réseau de bénévoles s’est organisé dans l’Aube pour recueillir et acheminer les animaux sauvages blessés vers le Parc de l’Argonne dans les Ardennes. La clinique vétérinaire de Vendeuvre-sur-Barse joue un rôle central dans ce dispositif.

Des bébés écureuils trouvés au pied d’un arbre, un pigeon ramier, une buse : ce mardi matin, Audrey Mennillo et sa fille chargent les animaux dans leur voiture et prennent la route vers la frontière marnaise. Une mission de sauvetage parmi d’autres pour ce réseau de bénévoles qui, depuis un an, tente de combler le vide laissé par la fermeture du centre de soins pour la faune sauvage du sud de Champagne.

Ce centre, installé à Soulaines, avait fermé ses portes en octobre 2025, faute de financement. Une fermeture provisoire qui se prolonge… Un coup dur pour les animaux sauvages blessés ou affaiblis de l’Aube, qui s’est traduit par une réorganisation d’urgence portée par des particuliers et des associations.

Vendeuvre-sur-Barse, plaque tournante du sauvetage

Au cœur du dispositif : la clinique vétérinaire de Vendeuvre-sur-Barse. C’est là que cigognes, martinets, hérissons et buses peuvent être déposés avant un transfert vers le Parc de l’Argonne, dans les Ardennes, où les animaux sont remis sur patte. La structure participe au réseau SOS rapatriement faune sauvage de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

Aurélie Choquet, auxiliaire spécialisée vétérinaire, assure parfois des nuits au chevet des nouveaux arrivants. « J’ai biberonné cette nuit les petits écureuils », confie-t-elle. « Quand on fait ce métier, forcément c’est une vocation d’aider les animaux, donc oui c’est important de les aider à toutes les étapes. »

Les découvreurs nous appellent directement et nous on leur propose, en fonction du lieu, de les déposer directement à la clinique de Vendeuvre. Comme ça, le vétérinaire fait un check-up aussi sur l'animal. On essaye de centraliser les animaux sur un même point pour faciliter aussi la prise en charge derrière.

Audrey Mennillo Bénévole et référente dans l'Aube – Réseau SOS rapatriement faune sauvage LPO

Une chaîne de transport jusqu'aux Ardennes

Le principe est rodé : dès qu’un animal en détresse est signalé, un bénévole disponible peut se manifester pour aller le chercher. Ce mardi, Audrey Mennillo et sa fille font le trajet jusqu’à la limite de la Marne. Le relais est ensuite pris par une bénévole de la LPO, avant une dernière étape vers les Ardennes. « Il y va directement, il y en a pour 45 minutes », précise-t-elle au moment du passage de témoin.

Le réseau s’appuie également sur l’Office français de la biodiversité (OFB) et les associations locales proches de la nature pour coordonner les interventions.

Deux femmes et une adolescente échangent près d'un véhicule utilitaire blanc garé au bord d'une route, panneau Brienne-le-Château visible en arrière-plan
Les animaux en détresse sont transférés dans les Ardennes

La canicule et la sécheresse ont alourdi le bilan

Pour sa première année d’existence, le réseau a dû faire face à une pression inhabituelle. La sécheresse et les épisodes de canicule ont fragilisé de nombreuses espèces, engendrant une multiplication des prises en charge.

Avec la sécheresse et la canicule et du coup le manque d'insectes, c'est toute une chaîne. On a eu beaucoup, beaucoup de prises en charge cette année. Des oiseaux nichent en haut des toits et avec la chaleur, les petits sont tombés. On a eu des petits hérissons déshydratés, on a eu des petits écureuils, le manque de nourriture, les adultes prédatés. Enfin, c'était vraiment cette année très compliqué.

Audrey Mennillo Bénévole et référente dans l'Aube – Réseau SOS rapatriement faune sauvage LPO

Des bénévoles et des signalements encore recherchés

Pour tenir dans la durée, le réseau cherche des bras, en particulier pour les missions de transport. Toute personne disposant d’un véhicule et d’un peu de temps peut contribuer. Les particuliers ont aussi un rôle simple à jouer : signaler la présence d’un animal en détresse en envoyant un SMS avec photo au 06 64 99 50 37. Un geste qui peut suffire à déclencher toute la chaîne.