La préfecture de l’Aube a publié un communiqué ce vendredi soir dans lequel elle annonce « l’interdiction d’une manifestation à Troyes » samedi 24 novembre. Cette manifestation aurait été annoncée via les réseaux sociaux (avec un rendez-vous fixé au Cube en début d’après-midi). Elle n’aurait pas été déclarée 3 jours au minimum avant sa tenue (conformément à la loi) mais son interdiction s’explique également par d’autres raisons :
- l’absence de déclaration préalable en préfecture de cette manifestation et le caractère illicite de cette dernière au regard des dispositions du code de la sécurité intérieure susvisé ;
- l’absence d’organisateur déclaré qui ne permet pas la mise en œuvre d’un service d’ordre interne à la manifestation, ni de prendre des dispositions de sécurité adaptées à la manifestation ;
– l’incapacité des organisateurs de la manifestation du 17 novembre 2018 à assurer la sécurité de leur manifestation (d’importants débordements et troubles à l’ordre public ont été en effet constatés le 17 novembre dernier : des manifestants ont envahi la préfecture de l’Aube, après avoir secoué les portails et déréglé le système d’ouverture automatique, puis se sont introduits dans le hall de la préfecture, engendrant des dégâts matériels (dégradation d’un portail, d’une porte et d’une vitre). La manifestation s’est déportée vers l’hôtel de ville de Troyes, où des pavés ont été lancés sur les fonctionnaires de police et les véhicules stationnés dans la cour de la mairie).
En conclusion de son communiqué, Thierry Mosimann, le préfet de l’Aube, en appelle à la responsabilité de chacun et met en garde sur les sanctions pénales en cas de participation à une manifestation interdite.