Un important dispositif de sécurité a été déployé ce lundi au centre de détention de Villenauxe-la-Grande après qu’un détenu est parvenu à échapper temporairement à la surveillance du personnel pénitentiaire. Selon la procureure de la République, Isabelle Verissimo, le détenu a profité de son transfert du quartier d’isolement vers l’infirmerie pour se soustraire à la vigilance des agents avant de grimper sur le toit d’un bâtiment de l’établissement.
Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) ainsi que la gendarmerie ont été engagées sur les lieux. L’homme a finalement accepté de se rendre. Les premiers éléments de l’enquête ne permettent pas de retenir l’hypothèse d’une tentative d’évasion. D’après la magistrate, le détenu aurait surtout cherché à obtenir son transfert vers un autre établissement pénitentiaire.
Dans un communiqué, l’Ufap Unsa Justice Grand Est salue « le professionnalisme, le sang-froid et l’engagement » des personnels mobilisés ainsi que l’intervention des Eris. Le syndicat estime toutefois que cet événement pose la question de « l’évaluation du risque, de l’affectation et de la prise en charge » de certains détenus jugés particulièrement complexes.
L’organisation syndicale rappelle que le détenu concerné, incarcéré depuis 2010 et libérable en 2035, est impliqué dans des dossiers de narcotrafic. Tout en soulignant que « le premier responsable de cette situation demeure le détenu lui-même », le syndicat appelle à une réflexion plus large sur la gestion des profils les plus dangereux confiés à l’administration pénitentiaire.