Le syndicat des eaux de l'Aube a débuté mardi sa campagne hivernale de démoustication. Un biocide inoffensif pour l'homme est dispersé par hélicoptère sur les zones humides pour cibler les larves de moustiques. Cette année, la superficie à traiter a considérablement diminué avec seulement 103 hectares contre 630 hectares l'an dernier et 950 il y a deux ans, signe des avancées réalisées par le Syndicat des eaux de l’Aube.
_« C'est dû en partie à notre traitement, notamment sur l'espèce majoritaire au printemps, qui est l'Aedes rusticus »,_se félicite Aimé Mounier, responsable du servicedémoustication aux SDDEA. Cette espèce, traitée chaque année, fait l'objet d'une pression constante qui permet de réguler sa population.
Cible de la campagne : Aedes rusticus, le moustique le plus répandu en France métropolitaine. _« C'est un moustique qui est extrêmement agressif. Il va s'envoler grosso modo au mois d'avril_, précise Alain Boyer, membre du syndicat et président du Bassin Seine Aval. Les femelles pondent sur la terre humide et les œufs éclosent lors des remontées d'eau _»_.
Trois techniciens spécialisés parcourent le département toute l'année pour contrôler, recenser et définir les périmètres à traiter. Si décembre a été sec, les récentes montées des eaux nécessitent une vigilance particulière selon les professionnels. Dans l'Aube, une trentaine d'espèces de moustiques sont recensées. Quinze d'entre elles sont susceptibles de piquer l'homme.