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18 novembre 2025 à 12:12
Le 8 juin 1993, René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy, organisateur de la rafle du Vél d’Hiv, est assassiné par Christian Didier.
Aussitôt son crime commis, il convoque la presse et revendique son geste.
Qu’est-ce qui a pu conduire cet homme né dans les Vosges à commettre un tel acte ? Est-il un illuminé, un pantin manipulé par d’autres ou un justicier de l’extrême ?
Dans « L’homme qui a tué René Bousquet », replongez dans une époque et un événement qui avait sidéré la France entière. À travers témoignages et images d’archives, découvrez le parcours et les multiples facettes de Christian Didier, ce tueur à l’esprit troublé et à la personnalité complexe.
« L’homme qui a tué René Bousquet », c’est un documentaire inédit à découvrir sur Canal 32.
Les images d’archives donnent la parole à Christian Didier lui-même, filmé le jour des faits. Il revendique son acte comme un « message de sauvegarde de l’humanité » et rappelle avoir déjà tenté de tuer Klaus Barbie, sans succès. Né en 1939 à Saint-Dié, dans les Vosges, il a grandi dans une ville marquée par la Résistance et les cicatrices de l’Occupation.
Avant l’assassinat, son parcours est celui d’un homme en marge. Chauffeur de maître pendant quinze ans à Paris, il a conduit des personnalités comme Salvador Dalí et Catherine Deneuve. Il a voyagé en Australie, au Mexique, aux États-Unis, avant de rentrer à Saint-Dié. Passionné de littérature — Rimbaud, Brassens, Malraux, Kerouac —, il autoédite un livre intitulé « La Balade d’Horlibord » et multiplie les coups médiatiques pour se faire connaître : interruptions de meetings politiques, intrusion lors de la cérémonie des Césars, apparition dans l’émission de Michel Drucker.
Simone de Beauvoir, à qui il avait envoyé son manuscrit, lui avait répondu sèchement : « Je n’aime pas du tout votre livre, c’est du jargon métaphysique, rien de vivant, rien de sensible. » À l’inverse, l’ethnologue Claude Lévi-Strauss lui avait adressé une lettre admirative, le reconnaissant comme écrivain. Des témoins de Saint-Dié le décrivent comme un homme cultivé, féru de poésie, apprécié dans sa ville, mais incapable de s’adapter aux exigences de l’édition.
Le documentaire construit ainsi un portrait ambigu : celui d’un homme qui n’a jamais trouvé sa place, et dont l’acte du 8 juin 1993 reste, trente ans après, difficile à classer.
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.