Champion du monde de rallye-raid, vainqueur au Touquet, lauréat de plusieurs titres en championnat de France de cross-country : Thomas Zoldos, 26 ans, a déjà un palmarès que beaucoup lui envieraient. Pourtant, le pilote ne s’en satisfait pas. Son objectif est ailleurs, plus grand, plus loin. Il vise le Dakar.
Depuis plusieurs mois, Thomas Zoldos prépare cette échéance depuis deux bases : le Gers, son département d’origine, et l’Aube, où il passe près de la moitié de l’année au sein du club Essoyes TT. Une préparation sérieuse, mais qui bute encore sur un obstacle concret.
Là, il me manque 19 000 euros environ encore, donc encore une belle somme. C'est clairement ça le plus dur, même à l'heure actuelle c'est encore loin d'être bouclé. Mais on avance…
Un palmarès construit dans la discrétion
Thomas Zoldos n’aime pas se mettre en avant. Il le dit lui-même : il déteste « se le raconter ». Pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’an dernier, il décrochait le titre de champion du monde en rallye 3, avant d’ajouter le titre européen dans sa catégorie ainsi qu’au scratch. Avant cela, il avait remporté le Touquet en 85 CC et accumulé plusieurs titres en championnat de France de cross-country.
Ces résultats, il les relativise. Pour lui, ils ne sont que des étapes. Le Dakar, course mythique disputée en Arabie Saoudite sur plusieurs milliers de kilomètres, représente une autre dimension. Celle qu’il cherche depuis l’enfance.
Depuis que je suis tout petit, je regarde la télé à chaque fois. Et ça m'a donné envie. Depuis tout petit, à chaque fois, j'adore les courses super longues. Donc j'ai fait du cross, du sable, de l'enduro. Et en fait, c'était la suite logique, on va dire.
ans, l’âge de Thomas Zoldos
euros manquants pour boucler le budget Dakar
L'Aube, une deuxième maison d'entraînement
Le lien entre Thomas Zoldos et l’Aube ne doit rien au hasard. Tout a commencé lorsqu’il a passé son diplôme pour encadrer des stages de moto. Une rencontre avec l’entourage de Laura, présidente du club Essoyes TT, a suffi à l’ancrer dans la région. Le feeling est immédiat, l’ambiance au circuit lui convient, et les conditions d’entraînement s’avèrent bien meilleures qu’en plein sud de la France.
Aujourd’hui, il peut s’entraîner en semaine, tous les jours, selon ses besoins. Un avantage logistique non négligeable pour un pilote qui prépare la course la plus exigeante du calendrier mondial.
La dernière ligne droite avant le départ
La préparation physique et technique avance. Ce qui reste à régler, c’est le budget. Acheminer une moto, un pilote et tout le matériel nécessaire jusqu’en Arabie Saoudite représente un coût considérable. Les 19 000 euros manquants constituent le principal obstacle entre Thomas Zoldos et la ligne de départ du Dakar.
À Essoyes comme dans le Gers, le pilote continue de travailler, de chercher des soutiens et de croire en son projet. L’objectif reste le même : être au départ du Dakar cet hiver.
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