Depuis le début des mobilisations autour de plusieurs lycées de l’Aube, 17 personnes ont été placées ou se trouvent encore en garde à vue. Le parquet de Troyes annonce ce jeudi 1er octobre que les faits établis donnent lieu à des poursuites, après plusieurs débordements survenus depuis lundi.
Comme partout en France, les rassemblements se succèdent aux abords de plusieurs établissements aubois, dans le cadre d’un appel national au blocage des lycées. Le lycée des Lombards et le lycée Marie-de-Champagne ainsi que le lycée Gabriel-Voisin, à Troyes, sont essentiellement concernés.
Jets de projectiles, mortiers et feux de poubelles
Selon un communiqué diffusé ce jeudi par la procureure de la République de Troyes, plusieurs incidents ont accompagné ces manifestations. Le parquet fait état de « jets de projectiles et de mortiers d’artifice » ainsi que de feux de poubelles, qui ont nécessité l’intervention des forces de sécurité.
Policiers et gendarmes, mobilisés pour sécuriser les abords des établissements et protéger les élèves et les enseignants, ont également été la cible « d’insultes, de menaces et de violences », précise la procureure.
Dix-sept gardes à vue et des poursuites annoncées
Au total, 17 personnes « ont fait ou font actuellement l’objet de gardes à vue ». Le parquet indique que tous les faits établis au cours des enquêtes donnent lieu à des poursuites, avec majoritairement une présentation des mis en cause devant le tribunal judiciaire de Troyes.
Les faits peuvent notamment être qualifiés d’outrage ou de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, de dégradation par moyen dangereux ou encore de participation à un attroupement dans le but de commettre un délit.
Des mesures prononcées avant les jugements
Dans l’attente des jugements, plusieurs mesures ont déjà été prononcées à l’encontre de mis en cause : interdictions de manifester, interdictions de paraître dans certains lieux et couvre-feux.