Retour

Accueil > Société > L’Aube affiche plus de 13 000 intentions de recrutement

L’Aube affiche plus de 13 000 intentions de recrutement

France Travail a présenté son enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre dans l’Aube. Le département enregistre 13 613 intentions de recrutement, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2025. Les acteurs économiques et partenaires publics ont décrypté ces résultats pour définir des stratégies adaptées.

France Travail a dévoilé les résultats de son enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre dans l’Aube. Le département compte 13 613 intentions de recrutement, en progression de 7,3% par rapport à 2025. Ce chiffre place l’Aube 5% au-dessus de la moyenne régionale.

Les secteurs porteurs varient selon les territoires. L’agriculture domine dans le secteur de Romilly-sur-Seine, tandis que l’agriculture et les services à la personne structurent le bassin d’emploi du Nogentais. Les services en entreprise restent le moteur de Troyes Champagne Métropole.

Seuls 38,8% des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs. Les postes saisonniers représentent 60% des intentions, ce qui pose la question des emplois durables. Les difficultés de recrutement sont plus marquées sur le bassin de Nogent-sur-Seine, notamment en raison des problématiques de mobilité et de transport.

Les acteurs économiques et partenaires publics ont assisté à la présentation de cette enquête. Ils ont travaillé ensemble pour définir des stratégies répondant aux besoins des entreprises. Achat de formations pour les secteurs en tension, recrutement par simulation et immersions professionnelles figurent parmi les leviers identifiés.

Le taux de chômage dans l’Aube reste légèrement supérieur aux statistiques nationales. France Travail rappelle que ces chiffres doivent être mis en perspective avec les nouvelles conditions d’inscription sur les registres des demandeurs d’emploi.

L’optimisme domine malgré tout, porté par l’implantation programmée de plusieurs entreprises. Des installations logistiques sont prévues cette année. Dans les deux prochaines années, le département accueillera des entreprises du secteur nucléaire et des data centers. « On espère avoir la réponse très rapidement pour l’installation des deux nouveaux EPR », précise un représentant des acteurs économiques.