Quatre jours après le coup d’envoi, le festival des Nuits de Champagne affiche une santé insolente. Ce mardi 20 octobre, depuis la médiathèque Jacques-Chirac de Troyes où Canal 32 a installé son plateau, le directeur Michaël Scherer ne cache pas sa satisfaction. « Le public est au rendez-vous, les sourires sont présents, il y a une très belle ambiance dans les salles », résume-t-il d’emblée.
Depuis le samedi d’ouverture, les concerts s’enchaînent : une soirée rap au Cube, le Chœur de l’Aube le dimanche, puis Renan Luce, FFF, Laurent Voulzy et Hubert-Félix Thiéfaine lundi soir. Un début de programme qui illustre l’ambition affichée cette année : toucher tous les publics, des fidèles aux nouveaux venus.
Un rajeunissement assumé de la programmation
L’enjeu de cette 39e édition était clair : renouveler le public sans trahir l’ADN du festival. Michaël Scherer l’explique sans détour : il fallait « rajeunir la programmation, coller à l’actualité musicale ». Aux côtés d’artistes intergénérationnels comme Laurent Voulzy ou Hubert-Félix Thiéfaine, la direction a intégré des noms de la nouvelle scène française — Suzane, Gauvain Sers — et ajouté une soirée électro en clôture, une première pour le festival.
Le Chœur de l’Aube s’est lui aussi renouvelé. Cette année, le grand choral s’attaque au répertoire de Daniel Balavoine, avec Anna Chedid en co-directrice artistique. Côté collégiens, quelque 700 jeunes monteront sur scène, un spectacle qui, selon le directeur de l’évènement, a fini par créer « un vrai public » au-delà des seules familles.
C'est vraiment une aventure humaine partagée entre les artistes, le public, les bénévoles et les équipes. C'est un grand bateau où tout le monde travaille à l'intérieur.
Des finances stabilisées grâce aux partenaires publics et privés
Dans un contexte économique tendu, le festival s’appuie sur un équilibre fragile mais consolidé. Les collectivités — Troyes Champagne Métropole, le département de l’Aube et la région Grand Est — maintiennent leur soutien malgré leurs propres contraintes budgétaires. Du côté privé, le club de partenaires du festival a accueilli une douzaine de nouvelles entreprises en deux ans, et plusieurs partenaires historiques ont renforcé leur engagement.
« La culture passe souvent en second plan, mais là, non », observe Michaël Scherer. Pour ces entreprises, les Nuits de Champagne représentent aussi un rendez-vous annuel avec leurs clients et collaborateurs : « une bulle de joie de vivre », selon ses mots, qu’ils tiennent à préserver.
spectateurs en entrée payante attendus
partenaires et invités accueillis sur la semaine
collégiens sur scène pour le grand choral
nouvelles entreprises partenaires rejointes en deux ans
Bien plus que des concerts : toute une ville en fête
Les Nuits de Champagne débordent largement des salles de spectacle. Chaque soir, le off propose deux concerts dans un bar différent, à prix libre. Les ateliers chantants du Chœur des Nuits se tiennent du lundi au jeudi au centre des congrès, ouverts à tous. Des afters gratuits animent la Chapelle Argence à partir de 22h30 avec des DJ, dont plusieurs Troyens cette semaine.
Michaël Scherer invite ceux qui hésitent encore à franchir le pas : « Il faut aller vers ce qu’on ne connaît pas. ». Le festival se poursuit jusqu’au 26 octobre, avec notamment Pink Martini et Suzane encore à l’affiche.
Pour tout savoir sur la programmation complète de cette édition : Troyes : le festival des Nuits de Champagne dévoile sa programmation pour l’édition 2026
