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Prison pour les plus grands narcotrafiquants de France : ce ne sera pas Clairvaux

Prison pour les plus grands narcotrafiquants de France : ce ne sera pas Clairvaux

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé, ce jeudi, que deux nouvelles prisons de haute sécurité accueilleront les narcotrafiquants les plus influents de France. Contrairement aux demandes d’élus aubois, l’ancienne maison centrale de Clairvaux ne sera pas retenue. Les établissements de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et Condé-sur-Sarthe (Orne) ouvriront respectivement fin juillet et mi-octobre.

Sans grande surprise, l’ancienne prison de Clairvaux n’a pas été choisie par le ministre de la Justice pour devenir un des deux établissements pénitentiaires où seront prochainement incarcérés les narcotrafiquants les plus influents de France. Gérald Darmanin a annoncé, ce jeudi, que la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) sera en fonction fin juillet avant la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) mi-octobre. Ces deux prisons, récentes, sont déjà les deux établissements les plus sécurisés de France.

La maison centrale de Clairvaux pour accueillir la prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants ? L’idée avait été argumentée et mise en avant par François Baroin, président des maires de l’Aube et Philippe Borde, maire de Bar-sur-Aube et président de la communauté de communes de la région de Bar-sur-Aube.

Les deux élus avaient écrit, mi-janvier, au ministre. Pour les deux élus aubois, la possibilité d’installer, à Clairvaux, un site « permettant de répondre aux impératifs techniques et sécuritaires d’isolement des principaux narcotrafiquant du pays » pouvait se faire en « parallèle du processus de reconversion actuellement conduit par les services du Ministère de la Culture ». Dans les arguments mis en avant : « les conditions matérielles, bâtimentaires et capacitaires du site, fermé il y a seulement deux ans, couplées à la longue tradition pénitentiaire du sud-est aubois ».

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Mi-janvier toujours, le député Rassemblement National de la circonscription, Jordan Guitton, s’était, lui aussi, fendu d’un courrier, intitulé : « Refaire de Clairvaux une prison ? » au ministre de la Justice. L’idée était la même : « en plein milieu de la campagne auboise, avec une sortie d’autoroute, cet établissement dispose de toutes les caractéristiques pour accueillir une centaine de prisonniers ».

Ce ne sera donc, pour l’instant, pas le cas.