Dans un long message adressé aux quelque 1 000 grands électeurs aubois, Laurent Marty assure ne pas remettre en cause « le choix des grands électeurs », mais souhaite faire examiner les conditions dans lesquelles la campagne s’est déroulée.
Le candidat, qui participait à ses premières joutes politiques, annonce vouloir saisir le Conseil constitutionnel. Il demande que soit examinée une possible rupture d’égalité entre les candidats, liée à l’accès aux adresses électroniques personnelles des grands électeurs.
UN ACCÈS AUX ADRESSES ÉLECTRONIQUES CONTESTÉ
Laurent Marty affirme avoir demandé dès le 26 juin l’accès aux adresses électroniques personnelles des grands électeurs. Selon lui, il lui aurait été répondu qu’elles n’étaient pas communicables.
Il indique n’avoir finalement obtenu ce fichier que le 10 septembre, soit 17 jours avant l’élection. Dans le même temps, il affirme « qu’une autre candidate » aurait utilisé des adresses personnelles dès le 29 juin, puis à plusieurs reprises à partir du 20 août.
Selon lui, cette différence d’accès pourrait avoir porté atteinte à l’égalité entre les candidats et, éventuellement, à la sincérité du scrutin.
« IL M’A MANQUÉ 44 VOIX POUR ÊTRE ÉLU »
Il m’a manqué 44 voix pour être élu, et je respecte pleinement le résultat sorti des urnes », précise-t-il. Malgré la déception, Laurent Marty retient aussi la « fierté » d’avoir recueilli 328 voix sur 733 suffrages exprimés, pour une première candidature menée sans parti ni soutien constitué.
Un résultat qu’il présente également comme une forme de reconnaissance après une campagne au cours de laquelle il dit avoir rencontré près de 400 maires et de nombreux grands électeurs. Il assure par ailleurs qu’il ne se représenterait pas si l’élection devait être annulée.
DES INTERROGATIONS AUSSI SUR LES RÉSULTATS OFFICIELS
Cette démarche intervient alors que L’Est Éclair relève, dans son édition de ce mercredi, plusieurs chiffres jugés inhabituels dans les résultats officiels, notamment concernant le nombre de suffrages exprimés et les votes blancs.
Laurent Marty soulève lui aussi la question du fonctionnement du scrutin. Il rappelle que certains grands électeurs ont pu ne voter que pour un seul candidat, une pratique légale qui peut avoir une incidence sur le seuil permettant une élection dès le premier tour.
Il estime que certaines stratégies ont ainsi pu contribuer à éviter la tenue d’un second tour.
UN ARTICLE LOCAL ÉGALEMENT MIS EN CAUSE
Le candidat met enfin en cause un article publié trois jours avant l’élection par le journal local, qu’il qualifie de « diffamatoire », notamment à propos de son ancienne gestion du Sdis.
Il estime ne pas avoir disposé du temps nécessaire pour répondre avant le scrutin et dit se réserver « le droit de faire rétablir la vérité ».
DEUX ÉLUES DÈS LE PREMIER TOUR
Dimanche, Valérie Bazin-Malgras et Vanina Paoli-Gagin ont été élues dès le premier tour avec respectivement 408 et 372 voix.
Laurent Marty, sous l’étiquette « divers », a terminé troisième avec 328 suffrages, devant la sénatrice sortante Évelyne Perrot, créditée de 302 voix.