Le parquet de Troyes, par la voix de la procureure de la République Isabelle Verissimo, a annoncé, ce jeudi soir, le décès d’un adolescent de 17 ans, victime d’une agression à l’arme blanche survenue dans la nuit du 3 au 4 juin en centre-ville de Troyes. D’après les informations de l’Est-Eclair, les faits se sont déroulés rue Pithou, à la hauteur du Trianon.
Vers 23 heures, ce mercredi, les policiers du commissariat de Troyes étaient appelés pour intervenir auprès d’un jeune homme grièvement blessé sur la voie publique. Atteint de trois plaies à l’abdomen et d’une blessure au bras, l’adolescent avait été pris en charge par les secours puis transporté au centre hospitalier avec un pronostic vital engagé. Malgré les soins prodigués, la victime est décédée des suites de ses blessures ce jeudi.
Dans les heures qui ont suivi les faits, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de cinq personnes, dont deux mineurs âgés de 17 ans. Tous ont été placés en garde à vue.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’agression serait survenue dans le cadre d’un règlement de comptes opposant la victime à l’un des mis en cause, présenté comme l’auteur présumé des coups de couteau. Les investigations se poursuivent afin d’établir précisément le déroulement des faits et de déterminer le rôle de chacun des protagonistes.
Ce vendredi matin, le maire de Troyes, François Baroin a réagi par le biais d’un communiqué :
« Ce jour mes pensées vont à ce jeune homme, décédé des suites de ses blessures hier soir malgré une longue opération après une rixe mercredi soir dans un appartement du centre-ville troyen.
La justice devra en déterminer les causes et punir les auteurs, qui ont été appréhendés.
Si les stupéfiants semblent être la cause de cette rixe, quelles que soient les circonstances, la mort d’un jeune de 17 ans reste un drame. Un drame pour sa famille, ses proches, ses amis.
Un drame qui nous interroge sur cette inversion des valeurs qui fait que les stupéfiants, l’argent ont plus de poids que la vie humaine et où les coups de couteau font figure de dialogue. Cette société, dans laquelle on peut risquer sa vie pour de l’argent facile et des paradis artificiels n’est pas celle que nous voulons et devons construire pour nos enfants, pour les habitants. »