Depuis ce lundi, les conducteurs de trottinettes électriques dans l’Aube doivent porter un casque. Un arrêté préfectoral rend cette obligation effective, en réponse à une série d’accidents mortels qui ont marqué l’année 2025. Trois personnes ont perdu la vie dans le département à la suite de chutes ou de collisions impliquant ces engins. Un chiffre qui a pesé dans la décision du préfet.
Un bilan routier qui alerte
Au-delà des trottinettes, c’est l’ensemble de la sécurité routière auboise qui préoccupe les autorités. Depuis le début de l’année, 14 décès ont été enregistrés sur les routes du département. Le pic a été atteint durant l’été : onze de ces morts sont survenus entre juillet et septembre. Un concentré tragique qui a conduit la préfecture à accélérer ses réponses.
décès sur les routes de l’Aube depuis le début de l’année
morts liés aux trottinettes électriques en 2025
décès enregistrés entre juillet et septembre
Ce que l'arrêté impose concrètement
Le texte signé par le préfet va au-delà du seul casque. Il fixe un cadre complet pour l’usage des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) dans l’Aube. Plusieurs règles entrent en vigueur :
- Port du casque obligatoire pour le conducteur
- Port d’une chasuble fluorescente exigé
- Âge minimum fixé à 14 ans
- Vitesse limitée à 25 km/h
- Un seul conducteur par engin, sans passager
Cette dernière règle vise une pratique régulièrement observée sur la voie publique : des adultes transportant leur enfant sur la trottinette, une situation jugée particulièrement dangereuse par les autorités.
Quand on n'a pas de casque, une chute, un traumatisme crânien, malheureusement ce ne sont pas des cas d'espèce, c'est la réalité.
Des contrôles de vitesse ciblés sur les engins débridés
L’arrêté préfectoral ne sera pas sans suite sur le terrain. Les forces de l’ordre vont intensifier leur présence et déployer des contrôles spécifiquement dédiés aux trottinettes électriques. La raison est simple : de nombreux engins circulent avec leurs limiteurs de vitesse désactivés, atteignant parfois plus de 50 km/h — soit le double de la limite légale.
L'idée c'est aussi de mettre en place des contrôles de vitesse sur les EDPM et spécifiquement les trottinettes électriques, puisqu'il y a beaucoup d'engins qui sont débridés aujourd'hui, avec des véhicules qui roulent à plus de 50 km/h. Donc on va essayer de mettre en place aussi ce type de contrôles, en s'appuyant sur des renforts, en termes de matériel.
La préfecture entend également renforcer la sensibilisation du public via les réseaux sociaux. Le message est clair : l’Aube ne compte pas en rester aux mots. Après la publication de l’arrêté, les contrôles et les verbalisations doivent suivre.
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