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Des soupes et conserves auboises : le pari de l’EARL des Saveurs du Jardin

Des soupes et conserves auboises : le pari de l’EARL des Saveurs du Jardin

Réduire les pertes et proposer des produits finis

Installée dans le Nogentais, à Soligny-les-Étangs, l’exploitation agricole EARL des Saveurs du Jardin cultive une soixantaine de variétés de légumes depuis 1986. Cette entreprise familiale vend ses produits frais principalement sur les marchés de Troyes (Halles), Châtres et Longueville. Après une phase de test durant l’été, l’entreprise a lancé, il y a près d’un mois, la commercialisation de soupes, sauces, confitures et compotées sous la marque Conserverie des Saveurs.

Réduire les pertes et proposer des produits finis

Face aux pertes de légumes frais liées aux aléas entre volumes des ventes et production, Arnaud Jumin, gérant de l’exploitation, a voulu agir : « C’était frustrant de jeter des légumes frais qu’on avait travaillés avec soin. » L’idée a donc germé de transformer ces surplus en produits finis : soupes, sauces, ratatouilles, compotées de fruits et confitures. Ces préparations, réalisées sans conservateurs et avec des ingrédients locaux, bénéficient d’une durée de conservation de deux ans.

Les soupes, au cœur de l’offre, ont été élaborées avec les conseils d’un chef cuisinier pour sublimer le goût des légumes, comme la soupe de butternut, faite sans ajout de poireau ni d’autres légumes, afin de préserver son authenticité. Selon le maraîcher, ces recettes répondent à l’évolution des habitudes alimentaires : « Les clients veulent bien manger, mais manquent parfois de temps pour cuisiner. Ces conserves leur offrent une solution pratique, tout en valorisant le local. »

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Un laboratoire partagé pour démarrer

Pour produire ces conserves, l’entreprise loue actuellement un laboratoire : « Louer un labo implique des trajets et une logistique contraignante, ce qui mobilise du temps et des ressources. On a quatre personnes pendant trois heures qui vont être sur la route et qui ne vont pas être productives. À l’heure actuelle, ce qui nous coûte cher, c’est la main-d’œuvre. » En raison de l’engouement des clients, l’exploitation envisage de construire son propre atelier de transformation en 2025.

Depuis son lancement, selon Arnaud Jumin, les conserves rencontrent un franc succès : « Les clients sont ravis. Beaucoup font des stocks pour l’hiver, et certains produits, comme la ratatouille, risquent de manquer rapidement. Ces légumes ne sont plus perdus. » Les conserves, disponibles en formats de 500 mL et 1 L, répondent aux attentes d’une clientèle qui cuisine moins, mais reste attachée aux produits locaux et savoureux.