Le chiffre est là, net et positif : 14,5 millions d’euros. C’est le résultat du budget principal du Département de l’Aube pour l’exercice 2025, examiné ce lundi matin en séance. Par rapport à 2024, la progression atteint 6,3 millions d’euros. L’épargne brute suit la même tendance à la hausse, et le déficit de la section investissement se réduit. Un bilan qui tranche avec les années de tension budgétaire récentes.
Des recettes en hausse et une cession immobilière décisive
Plusieurs facteurs expliquent ce redressement. Les recettes fiscales ont progressé. Surtout, la cession du bâtiment industriel occupé par Arvato à Torvilliers a apporté une bouffée d’air au budget. Ces deux leviers combinés ont permis d’absorber, au moins partiellement, la hausse continue des dépenses sociales qui pèse sur les finances de la quasi-totalité des départements français.
72 millions d'euros engagés malgré les contraintes
Malgré un contexte qui reste serré, le Département a maintenu un niveau d’investissement élevé en 2025 : 72 millions d’euros engagés sur l’année. Routes, collèges, SDIS — les missions fondamentales sont préservées. C’est précisément ce qu’a voulu souligner Philippe Dallemagne, président du Conseil départemental, en appelant à ne pas crier victoire trop vite.
Ce n'est pas qu'on ait une marge de manœuvre supplémentaire, c'est que pour l'instant c'est conforme et ça va nous permettre de pouvoir assurer nos missions premières et pouvoir continuer d'entretenir nos routes, nos collèges, de porter le SDIS. Il ne faut pas se réjouir trop tôt, c'est aussi le fruit du travail engagé depuis quelques mois.
millions d’euros de résultat net du budget principal 2025
millions d’euros de progression par rapport à 2024
millions d’euros investis par le Département en 2025
Ce résultat positif ouvre la voie à la poursuite du plan pluriannuel d’investissement, validé par l’Assemblée départementale. Les projets sont connus et attendus sur le territoire : les vélovoies, le pôle des solidarités, le nouveau collège de Sainte-Savine, ainsi que les gros entretiens sur les routes et les établissements scolaires existants.
La feuille de route est tracée. Reste à tenir le cap dans un environnement financier qui, malgré l’amélioration des comptes 2025, ne laisse pas encore de marge pour l’imprévu.