- *Les pharmaciens de l’Aube étaient fortement mobilisés ce jeudi. Selon les syndicats, 9 officines sur 10 ont baissé le rideau (6 pharmacies sur 84 sont restées ouvertes et 5 ont été réquisitionnées). Une mobilisation inédite dans le Département, il faut remonter à 2014 pour voir une telle manifestation. A Troyes, plus de 200 personnes (des pharmaciens accompagnés de leurs salariés) ont défilé. Le rendez-vous était donné à 10h place Jean-Jaurès avant un cortège jusqu’à la préfecture où une délégation a été reçue. Le sujet de la colère : un arrêté, pris par le gouvernement au coeur de l’été, qui réduit les remises commerciales (en passant de 40% à 30% avec une perspective à 20% en 2027) sur les médicaments génériques accordées par les laboratoires. La mesure est entrée en vigueur le 1er septembre et vise à réduire les dépenses de santé (l’Etat veut pousser les industriels qui accordent des rabais à baisser le prix de leurs médicaments génériques afin de réduire les dépenses de santé). Les pharmaciens estiment, eux, que cette mesure pourrait, non seulement, enrichir les laboratoires mais aussi entraîner la fermeture de pharmacies et la perte de nombreux emplois. Autre grief : la baisse de prix envisagée, toujours par l’Etat, des médicaments. Cette _"journée d'interpellation"_ avait été décidée en amont du mouvement social d’ampleur de ce 18 septembre, d’où une manifestation dès ce jeudi matin. Le but : exiger l’abrogation de l’arrêté. **
Les pharmaciens de l’Aube ont massivement fermé leurs officines jeudi pour protester contre la réduction des remises commerciales sur les médicaments génériques. À Troyes, plus de 200 professionnels ont défilé jusqu’à la préfecture, dénonçant une mesure entrée en vigueur le 1er septembre qui menace selon eux l’emploi et la viabilité des pharmacies.