Quentin Wagner de Vauchonvilliers et Jean Dumont de Champignol-lez-Mondeville ont participé aux premières rencontres intergénérationnelles des sonneurs de cloches en tintement. L’événement s’est déroulé fin mai à Neufchâteau dans les Vosges, organisé par la Société française de campanologie.
Une vingtaine de sonneurs venus de plusieurs régions françaises se sont retrouvés pour cette première édition. Au programme : démonstrations de sonnerie, conférences et projections vidéo.
Les deux Aubois sont aujourd’hui des références dans ce domaine. Cet art méconnu, aussi spectaculaire qu’exigeant physiquement, se compte désormais sur les doigts d’une main.
« Nous sommes deux carillonneurs dans l’Aube. C’est une tradition qui se perd, mais on fait tout pour maintenir cette tradition qui est très ancrée dans la mémoire collective des gens et qui a un certain charme, puisque c’est devenu plutôt rare », explique l’un des sonneurs.
La pratique nécessite un équipement spécifique et au minimum trois cloches. Il faut pouvoir frapper les cloches avec des bâtons et disposer de pédales pour bloquer leur position.
Jean Dumont a dû réinstaller des équipements qui avaient été déposés lors de l’électrification de la volée des cloches dans son église. « Il faut que la tradition manuelle soit maintenue parce que c’est un savoir-faire. C’est important de maintenir ce savoir », insiste-t-il.
Lors de la rencontre, un carillonneur a notamment joué la Valse du Coq, une partition écrite par son père à l’occasion de la rénovation de la toiture et du remplacement du coq d’une église.