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À Troyes, les maires de l’Aube font le point avant 2026

L’Association des maires de l’Aube (AMF10) a tenu son assemblée générale vendredi à Troyes, réunissant 429 communes adhérentes. Le président François Baroin a clôturé un mandat marqué par la crise sanitaire et ses exigences réglementaires. À moins d’un an des élections municipales de 2026, 42 % des maires envisagent de se représenter.

  • *L’assemblée générale de l’Association des maires de l’Aube (AMF10) s’est tenue ce vendredi matin à l’espace Argence**, à Troyes. L’association regroupe 429 communes adhérentes sur 431  ainsi que l’ensemble des 13 intercommunalités.

Pour le président de l’AMF10, François Baroin, ce rendez-vous annuel clôt un mandat « particulièrement éprouvant », marqué dès le départ par la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 et ses nombreuses exigences réglementaires.

Lors de la présentation du rapport d’activité, le secrétaire général Éric Vuillemin, également maire de Romilly-sur-Seine, a souligné l’engagement de l’AMF10 de se constituer partie civile dès qu’un maire est agressé dans l’exercice de ses fonctions.

Outre les points statutaires (bilans, budgets), l’assemblée a été marquée par la **signature d’un partenariat avec la Fédération de l’Aube pour la pêche et la protection du milieu aquatique**. Ce partenariat prévoit des animations à destination des scolaires, des conseils techniques en aménagement ainsi que des actions pour la valorisation touristique des milieux aquatiques.

Le constitutionnaliste Benjamin Morel est intervenu sur le thème : _« Redonner du sens à la décentralisation en période de crise politique »_. Une réflexion qui fait écho aux tensions croissantes ressenties par les élus de terrain. Le préfet de l’Aube, Pascal Courtade, a assisté à cette assemblée générale.

A moins d’un an des élections municipales, selon une enquête du Cevipof menée auprès de 5 000 maires de France 42 % des élus déclarent vouloir se représenter en 2026, un taux similaire à celui des mandats précédents. Mais les chiffres varient fortement selon la taille des communes : 70 % des maires des villes de plus de 9 000 habitants souhaitent continuer, contre seulement 37 % dans les communes de moins de 500 habitants.
Parmi les principales **raisons de renoncement** ou d’indécision : **le manque de moyens (17 %)**, mais aussi **l’exigence croissante des administrés (15 %)**.

Les maires sollicités ont exprimé leurs inquiétudes sur le **niveau des dotations de l’État** et sur le projet de **rendre obligatoire la parité hommes-femmes** sur les listes électorales dans les communes de moins de 1 000 habitants.