Elle a troqué le marketing pour le cuir. En 2021, Anaïs Mondejar se lançait en autodidacte, dans la maroquinerie. Cinq ans plus tard, sa marque « ANA M » franchit une nouvelle étape : depuis ce lundi, elle dispose de sa première boutique entièrement indépendante, 26 rue du Général Saussier à Troyes.
Du site internet à l’atelier boutique
L’aventure « ANA M » a débuté sur internet, avant qu’une première expérience en boutique partagée ne permette à la créatrice de tester le contact direct avec la clientèle. Cette fois, Anaïs Mondejar est chez elle. Le local, abrite à la fois l’espace de vente et l’atelier de fabrication, visibles depuis la rue grâce à une large devanture lumineuse.
Sur les présentoirs métalliques s’alignent sacs en cuir, pochettes en tissu et petite maroquinerie. Chaque pièce est fabriquée sur place, à la main. Les coloris tranchent délibérément avec l’offre habituelle des boutiques : peu de noir, beaucoup de couleur.
Une marque, pas seulement une créatrice
Pour Anaïs Mondejar, l’enjeu dépasse la simple ouverture d’un commerce. Il s’agit d’imposer « ANA M » comme une marque à part entière, avec une identité visuelle forte et une trajectoire de développement clairement définie — à l’échelle nationale d’abord, internationale ensuite. Certains de ses sacs partent déjà à l’étranger.
Jusqu'à maintenant, j'étais plus vue comme une créatrice. Là, je veux vraiment qu'on comprenne qu'Ana M, c'est une marque. C'est une marque que je veux développer au niveau national. Actuellement, j'ai des sacs qui partent aussi à l'international. Moi, je n'ai pas envie qu'on vienne chercher quelque chose qu'on va trouver ailleurs. J'ai envie que ce soit une pièce coup de cœur.
Ateliers créatifs et projets d'embauche
La boutique n’est pas qu’un lieu de vente. Anaïs Mondejar y organise régulièrement des ateliers créatifs, ouverts aux particuliers comme aux entreprises. Une façon de faire vivre l’espace et de partager son savoir-faire avec un public plus large.
À plus long terme, la maroquinière envisage de recruter et de former des collaborateurs à sa méthode de travail. L’investissement dans de nouvelles machines figure aussi dans ses perspectives, pour accélérer la production et aborder des pièces plus complexes.
Anaïs Mondejar avait déjà fait parler d’elle lors de son premier déménagement dans cette même rue : À Troyes, la maroquinière Ana M s’installe rue Général Saussier pour gagner en visibilité
