Le compte à rebours est lancé. Au 1er septembre 2026, chaque artisan aubois devra être en mesure de recevoir des factures au format électronique. Une obligation légale, sans dérogation possible, qui concerne les quelque 11 000 artisans que compte le département. Pour les préparer, la Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Aube (CMA) a mis en place un dispositif d’accompagnement complet.
Une obligation en deux temps
La réforme s’applique en deux étapes. Dès le 1er septembre 2026, la réception de factures électroniques devient obligatoire pour toutes les entreprises. Puis, à partir du 1er septembre 2027, les petites entreprises et les micro-entreprises devront également être capables d’émettre leurs propres factures sous un format normalisé.
Un calendrier serré, d’autant que l’été n’est pas toujours propice à la mise à niveau administrative. La CMA a donc maintenu une continuité de service tout au long du mois d’août.
Si on fait tout au dernier moment parce qu'on pense qu'il y aura une dérogation ou autre chose, là ce n'est pas le cas, c'est une obligation. Donc effectivement, en ce mois d'août, on a une continuité de service.
Des ateliers et une solution numérique accessibles
Pour répondre à ce défi, la CMA de l’Aube propose des ateliers de sensibilisation en ligne, ouverts à tous les artisans du département. En parallèle, elle fournit, dans le cadre d’un partenariat, une solution informatique modulable, accessible par abonnement. Elle couvre l’ensemble du parcours commercial, du devis jusqu’à la facturation finale.
La solution comprend quatre modules optionnels. Les tarifs s’échelonnent de la gratuité jusqu’à près de 30 euros selon les options choisies. Un partenariat conclu avec l’URSSAF évite par ailleurs aux artisans une double déclaration, simplifiant encore la démarche.
artisans aubois concernés par la réforme
Un enjeu financier direct pour les artisans
Georges Bell insiste sur les conséquences concrètes d’un retard. Les artisans qui ne seront pas en mesure d’émettre ou de recevoir des factures conformes risquent tout simplement de ne pas être payés. Un avertissement qui résume l’enjeu : la transition numérique n’est plus une option, c’est une condition pour continuer à travailler.
La CMA reconnaît que la relation des artisans avec l’outil informatique n’est pas toujours évidente. D’où l’importance d’un accompagnement pédagogique, de la sensibilisation jusqu’à la formation pratique.
Malheureusement, les artisans ne sont pas les plus à même d'avoir le plus d'affinité avec l'informatique. Donc on doit les accompagner. S'ils ne peuvent pas facturer, ils ne seront pas payés, donc il y a toutes les conséquences que cela peut avoir.
Prochaine session à Troyes le 24 août
Les artisans qui souhaitent se former peuvent rejoindre la prochaine session organisée à Troyes le 24 août 2026. D’autres dates sont programmées jusqu’en novembre. La CMA vise l’équipement de 3 000 à 4 000 artisans aubois avec la solution numérique partenaire.