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À Chappes, une sculpture de kayakiste surplombe le déversoir

À Chappes, une sculpture d’acier flotte au-dessus du déversoir du village depuis la fin de l’année 2025. Elle représente un kayakiste en pleine descente. Franck Aubert, ancien directeur de la base nautique pendant 35 ans, en est l’auteur. Il a fait don de cette œuvre à son départ à la retraite.

À Chappes, l'art rend hommage à 35 ans de canoë-kayak

Une sculpture en acier d’environ 3,50 mètres a été installée fin décembre sur le déversoir de Chappes, commune de l’Aube. Son auteur, Franc Aubert, a dirigé la base nautique du village pendant 35 ans. À l’occasion de son départ à la retraite, il a choisi de faire don de cette œuvre à la commune, représentant un kayakiste en pleine descente du déversoir, geste central dans la vie sportive et pédagogique de la base nautique locale.

Conception et installation : un travail collectif

L’œuvre a été pensée en collaboration avec la maire du village, Claudie, et l’architecte Aurélie. La sculpture a été imaginée en suspension au-dessus de l’eau, l’inclinaison du kayakiste reproduisant fidèlement le saut du déversoir. La réalisation a mobilisé des artisans locaux pour son installation. Le coût total s’élève à 32 000 euros, financés par la région Grand Est et l’État. Volontairement rouillée, la sculpture en acier s’inspire de la géométrie sacrée observable dans les lieux de culte de toutes confessions.

L’idée a germé lorsque la maire, sachant que Franc Aubert était également artiste, lui a proposé de laisser une trace avant son départ. « Je lui ai lancé une petite phrase en lui demandant s’il accepterait de laisser avant de partir une trace de son parcours », a-t-elle expliqué. Pour Franc Aubert, la sculpture incarne « une satisfaction de laisser de belles choses » après des décennies passées à former des générations de pratiquants au canoë-kayak dans l’Aube.

Un oiseau silencieux, porteur d'une mémoire

La sculpture ne se lit pas seulement comme un hommage sportif. Sur l’épaule du kayakiste, un petit oiseau a été ajouté par l’artiste en mémoire de Sarah, une enfant du village et petite-fille de la maire, décédée peu avant l’achèvement de l’œuvre. l’artiste l’a intégré un mois après sa disparition. Ce détail confère à la sculpture une double lecture : celle d’un patrimoine sportif local et celle d’un hommage humain, ancré dans la vie intime de la commune de Chappes.