Une nouvelle journée de mobilisation dans les rues de Troyes ce samedi 31 octobre. Pour cet acte III d’un mouvement national initié par les lycéens, jusqu’à 350 personnes se sont rassemblées au plus fort de l’après-midi. Les participants entendaient dénoncer notamment « la hausse du coût de la vie » mais aussi « la montée de l’extrême droite » et « la répression policière ».
Un centre-ville inaccessible aux manifestants
Parti vers 14h45 de la place de la Libération, devant la préfecture de l’Aube, le cortège a circulé autour du « bouchon » de Troyes. La manifestation a notamment entraîné des perturbations temporaires de circulation aux abords de la gare et du rond-point Patton.
Contrairement à la mobilisation du samedi précédent, les manifestants n’ont cette fois pas pu pénétrer dans le périmètre de l’hyper-centre commerçant. Les forces de l’ordre, déployées aux différents points d’accès, ont fait respecter l’interdiction décidée par le préfet de l’Aube, Pascal Gauci.
La veille, la préfecture avait également interdit le port d’équipements de protection contre les moyens de maintien de l’ordre, notamment les casques, lunettes et masques à gaz. Des mesures prises dans un contexte de tensions sociales et de festivités d’Halloween.
Une mobilisation sans débordement majeur
Malgré ce dispositif de sécurité, la manifestation s’est déroulée dans le calme. Une brève interpellation a été signalée concernant un jeune portant un masque, finalement relâché après un contrôle et une mise en garde.
Le nombre de participants a progressivement diminué au fil de l’après-midi. La mobilisation s’est achevée devant la préfecture, avec un rassemblement assis et des échanges entre manifestants.