L’assemblage des modules vient de démarrer. La première prison modulaire de France, dont la construction avait été annoncée par le ministre de la Justice lors d’un déplacement dans l’Aube en novembre 2025, est lancée. Gérald Darmanin a mis en avant le coup d’envoi des travaux via une publication sur ses réseaux sociaux la semaine passée. Les travaux se poursuivront par étapes, et l’ouverture est désormais attendue durant l’été ou l’automne 2027.
50 cellules pour la semi-liberté
À terme, le site de Lavau accueillera 50 cellules individuelles en béton, destinées à des détenus en régime de semi-liberté dans le cadre de leur réinsertion. Le principe de la prison modulaire repose sur une fabrication en usine des éléments, puis leur assemblage sur place, ce qui réduit les délais de chantier par rapport à une construction traditionnelle.
Moins de sécurité lourde, moins de coûts
Le ministère met en avant plusieurs atouts du dispositif. Contrairement à un établissement pénitentiaire classique, cette structure ne nécessite ni miradors ni filets anti-hélicoptères, des équipements coûteux réservés aux établissements accueillant des détenus à haut risque. La vocation de semi-liberté du site justifie ce niveau de sécurité allégé.
Sur le plan financier, le coût par place est estimé à environ 200 000 euros, un montant présenté comme inférieur à celui d’une cellule dans une prison classique.
cellules individuelles prévues
euros estimés par place