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Le presbytère d’Auxon a besoin de restauration

Construit entre 1855 et 1857, le presbytère d’Auxon souffre d’infiltrations et de pierres dégradées. La paroisse lance une campagne de dons via la Fondation du Patrimoine pour financer des travaux prévus au premier trimestre 2027.

Les pierres s’effritent, les façades laissent passer l’eau. Le presbytère d’Auxon, bâtiment de caractère construit entre 1855 et 1857, a besoin d’une restauration en profondeur. La paroisse locale, espère lancer les travaux dès le premier trimestre 2027, à condition de réunir les fonds nécessaires.

Le ciment, ennemi de la pierre de craie

Le diagnostic est clair : des travaux menés au fil des décennies ont remplacé les joints à la chaux d’origine par du ciment. Une erreur lourde de conséquences. Contrairement à la chaux, qui laisse respirer la pierre et évacue l’humidité, le ciment retient l’eau à l’intérieur des murs. Résultat : des infiltrations répétées et une dégradation accélérée d’une roche déjà fragile.

« La craie, naturellement, elle s’abîme un peu plus que la bonne pierre de Bourgogne », explique Pierre Pont-Cosson, trésorier de l’ensemble paroissial d’Auxon et responsable des travaux. Il faudra donc casser les anciens joints au ciment, les remplacer à la chaux, et substituer un grand nombre de pierres devenues totalement poreuses.

40000

à 50 000 euros nécessaires pour la restauration des façades et de la toiture

10

communes desservies par la paroisse centralisée à Auxon

1855

année de début de construction du presbytère

Un lieu central pour dix communes

Au-delà de sa valeur architecturale, le presbytère joue un rôle fonctionnel concret. La paroisse regroupe dix communes et dix clochers : toutes les réunions, rencontres et activités de la vie paroissiale se tiennent à Auxon. Perdre ce bâtiment ou le laisser se dégrader davantage compromettrait l’ensemble de cette organisation.

« C’est un lieu important, déjà au niveau de la paroisse. C’est un gros projet pour nous. Et ça nous ferait mal au cœur », confie Brigitte Mimey, membre de l’équipe pastorale paroissiale. Le bâtiment n’appartient plus à la paroisse au sens juridique, mais celle-ci tient à le transmettre en bon état aux générations suivantes.

Il est quand même atypique. Et ça nous ferait mal au cœur. Il n'appartient plus à la paroisse. Puisqu'il a été construit avec cet objectif. Et qu'on voudrait essayer de le transmettre aux générations suivantes.

Brigitte Mimey Membre de l'équipe pastorale – Paroisse d'Auxon
Presbytère d'Auxon vu de la rue, bâtiment en pierre blanche avec tourelle pointue, portail en fer forgé et mur d'enceinte en pierres apparentes, trois voitures garées devant
Le presbytère d'Auxon, construit entre 1855 et 1857.

Une collecte de dons et un vernissage pour mobiliser

Pour financer cette première phase de travaux — toiture et façades —, une campagne de dons a été ouverte sur le site de la Fondation du Patrimoine. La paroisse mise sur cet appel public pour compléter d’éventuelles subventions.

Afin de faire connaître le bâtiment au plus grand nombre, un vernissage d’exposition est prévu le 6 novembre. L’objectif est double : attirer des donateurs et faire découvrir un lieu que beaucoup d’habitants du secteur n’ont jamais vu de près. « Il faut vraiment venir à ses pieds pour le voir », reconnaît Brigitte Mimey.

D’autres chantiers sont déjà envisagés pour 2027 : la rénovation du rez-de-chaussée et la création d’un logement d’accueil solidaire au premier étage. La restauration extérieure n’est donc que la première étape d’un projet plus large, porté par une communauté déterminée à sauver un patrimoine local.