L’affiche est sobre, le titre aussi. Mais le sujet, lui, ne l’est pas. Silences, long-métrage autoproduit d’une heure trente signé Patrick Attali, a été projeté en avant-première lundi soir au CGR de Troyes, avant sa sortie officielle en salles le 4 novembre. Une date choisie avec soin : elle coïncide avec la semaine nationale de mobilisation contre le harcèlement scolaire.
Sarah, le groupe et les réseaux
Le film suit le parcours de Sarah, une adolescente dont le quotidien bascule après la diffusion de photos intimes au sein de son collège. Charles, un élève meneur, en fait sa cible et organise un harcèlement méthodique, amplifié par les réseaux sociaux. À travers ce récit, Patrick Attali explore la fragilité des adolescents face au groupe, le poids du numérique et le rôle crucial des adultes dans ces situations.
Des chiffres qui donnent la mesure du problème
Derrière la fiction, une réalité documentée. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens s’estiment victimes de harcèlement. Ces proportions, en apparence modestes, représentent des dizaines de milliers d’élèves concernés à l’échelle nationale.
% des écoliers s’estimant harcelés (ministère de l’Éducation)
% des collégiens s’estimant harcelés
% des lycéens s’estimant harcelés
Un film engagé, inspiré de faits réels
Patrick Attali cumule les rôles sur ce projet : auteur, producteur et réalisateur. Il est également acteur du film. L’affiche, visible derrière lui lors de l’avant-première, porte la mention « inspiré de faits réels » et une accroche qui résume l’intention du film : « Ce qui détruit ne fait pas de bruit ».
Le choix de Troyes pour cette avant-première illustre la volonté de l’équipe de porter le film au plus près des établissements scolaires et des familles, bien avant le battage médiatique d’une sortie nationale. Silences sera en salles à partir du 4 novembre.