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Saint-Parres-aux-Tertres : la porte d’Ishtar installée à l’institut Asclepiade

Depuis mi-juin, une reproduction de la porte d’Ishtar, haute de cinq mètres, marque l’entrée de l’institut Asclépiade à Saint-Parres-aux-Tertres. Désormais seule réplique visible en Europe, elle s’inscrit dans un parcours de santé alliant culture et rééducation.

Cinq mètres de haut, 7 000 briques en pierre reconstituée, et une ambition rare : depuis mi-juin, la porte d’Ishtar se dresse à l’entrée de l’institut Asclépiade, à Saint-Parres-aux-Tertres. Ce monument inspiré de la déesse babylonienne est désormais la seule réplique encore visible en Europe, depuis que celle de Berlin a été fermée pour des problèmes de fondation.

Culture et soins, une philosophie de longue date

L’institut Asclépiade ne date pas d’hier sur ce terrain. Depuis des années, ses jardins accueillent des références à l’Antiquité grecque et perse : un amphithéâtre, un temple grec à proximité des chambres, et désormais cette imposante porte babylonienne. L’idée est ancrée dans l’ADN du centre : relier la culture au soin.

L'histoire du centre, c'était vraiment de créer un centre de soins culturels et de lier la culture aux soins, parce que c'est essentiel. C'est la réplication d'un monument historique qui a été demandé pour créer et pour symboliser l'entrée de ce parcours de santé. Parce que la santé, c'est un élément essentiel pour la rééducation, et notamment la marche, qui permet de faire une rééducation tout en douceur.

Sophie Wrobelski, Cheffe de projet – Alentour

Près d'un an de fabrication pour un chantier hors norme

La porte d’Ishtar est, de loin, le projet le plus ambitieux jamais réalisé pour l’institut. L’entreprise Alentour, qui intervient sur le site depuis de nombreuses années, a consacré presque une année entière à sa conception et à sa pose. La technique employée est spécifique : de la pierre reconstituée, mélange de pierre naturelle de Comblanchien et de ciment, entièrement préfabriquée en usine.

Les 7 000 briques ont ensuite été posées sur une structure intermédiaire, puis teintées dans la masse et vernies avec un minéralisant pour obtenir le rendu vernissé et nuancé caractéristique de l’original. Deux symboles y ont été reproduits : le dragon et le bouc, tous deux porteurs d’une symbolique liée aux soins et à la protection.

5

mètres de hauteur

7000

briques en pierre reconstituée

1

an de travail pour la réalisation

Un travail en collaboration avec le médecin du site

Le choix des monuments n’est pas laissé au hasard. Sophie Wrobelski, cheffe de projet chez Alentour, précise que chaque réalisation a été pensée en concertation directe avec le médecin de l’institut, afin de proposer des œuvres ancrées dans l’histoire de la Grèce et de la Perse. Une cohérence culturelle et thérapeutique qui guide l’ensemble du projet depuis ses débuts.

Une déesse perse attendue l'année prochaine

Le chantier n’est pas terminé. L’année prochaine, une statue de déesse perse prendra place en face de la porte d’Ishtar, prolongeant ainsi le dialogue entre les civilisations anciennes au cœur des jardins de l’institut. Un nouveau chapitre dans l’enrichissement d’un site qui fait de la culture un outil de rééducation à part entière.