Depuis quelques jours, un hélicoptère longe à basse altitude les lignes à haute tension de l’Aube. À bord : un pilote et plusieurs observateurs spécialisés, chargés d’inspecter à l’œil nu les pylônes, câbles et isolateurs du réseau Enedis. Une opération de maintenance préventive qui se répète tous les trois ans, et qui porte cette année sur 648 kilomètres de lignes 20 000 volts.
Une inspection visuelle à vingt mètres du sol
Pas de caméra embarquée, pas de technologie de détection automatisée : le contrôle repose sur l’observation directe. L’appareil vole à une vingtaine de mètres du sol, ce qui permet aux observateurs de repérer les défauts invisibles depuis la route.
Il n'y a pas de caméra ou autre genre de choses, on prend juste des photos de ce qu'on trouve. Et on inspecte le réseau à l'œil nu et on suit vraiment le réseau au plus près.
L’équipe vérifie l’état des supports en béton, fissures, éclatements ainsi que l’armement métallique qui porte le réseau. Les isolateurs cassés et les câbles effilochés, appelés câbles « détournés », font partie des anomalies recherchées. Chaque défaut détecté est photographié, géolocalisé, puis classé par niveau de criticité pour planifier les réparations.
Des communes ciblées, un programme annuel
Le réseau total de l’Aube s’étend sur 2 250 kilomètres de lignes à haute tension. Chaque année, Enedis en inspecte environ un tiers. Cette année, les survols concernent notamment les communes de Polisy et de Sainte-Savine. Pour l’heure, aucune défaillance grave n’a été signalée.
On fait déjà des premiers retours. Il est normal que les installations vieillissent et qu'on trouve des anomalies. Anomalies qu'on trouve avant que les incidents se produisent.
km de lignes inspectées cette année dans l’Aube
km de lignes à haute tension dans le département
km de lignes inspectées dans toute la région Champagne-Ardenne
ans : fréquence du cycle d’inspection complet
L'hélicoptère face aux limites du drone
L’usage des drones pour surveiller les lignes électriques se heurte à des contraintes réglementaires. Tous les secteurs ne sont pas accessibles à ces appareils, même lorsque les techniciens sont formés à leur utilisation. L’hélicoptère reste donc l’outil le plus efficace pour couvrir plusieurs centaines de kilomètres en un temps réduit.
Un hélicoptère, c'est un moyen important qui est mobilisé et qui va pouvoir, dans un délai court, inspecter plusieurs centaines de kilomètres de lignes.
Les vols se poursuivront dans toute la région Champagne-Ardenne jusqu’à la fin du mois de novembre. Au total, ce sont 10 200 kilomètres de lignes à haute tension aérienne qui seront passés en revue avant l’hiver. Les anomalies identifiées seront ensuite intégrées aux programmes de travaux d’Enedis pour les mois à venir.