Après une cérémonie de lancement de la 2ème phase de l’électrification de la ligne Paris-Troyes, le PDG du groupe SNCF a effectué une visite au technicentre. Objectif, délivrer un message clair : l’établissement n’est pas menacé. Mieux, il pourrait se voir confier une mission inédite liée aux nouvelles générations de TGV.
Les batteries du TGVM, une opportunité à l'étude
La piste avancée par Jean Castex est précise. Les futures rames TGVM — attendues sur les réseaux à partir de septembre — embarqueront des batteries au lithium, une innovation technologique intégrée à leur conception. La direction de la SNCF réfléchit à confier la maintenance de ces batteries au technicentre de Romilly-sur-Seine.
« Nous réfléchissons à l’idée que la maintenance de ces batteries au lithium puisse être assurée ici », a déclaré le PDG. Il a toutefois précisé que cette orientation reste à ce stade en phase d’études, sans calendrier ni engagement définitif. L’enjeu, selon lui, est d’offrir au site « un plan de charge et donc un avenir ».
Je suis tout simplement venu leur dire, ou plutôt les assurer de la pérennité de cette activité, de ce technicentre. Et en particulier, je vous le dis, nous chercherons même à le développer.
La CGT alerte sur la concurrence et la baisse d'activité
Le syndicat CGT s’est mobilisé pour alerter sur les conséquences de l’ouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire. Pour les représentants du personnel, ce mouvement de libéralisation fait peser une menace directe sur les effectifs et sur l’existence même de certains ateliers de maintenance à l’échelle nationale.
Si on a une partie de notre charge qui s'en va, automatiquement, ça sera moins de personnel, voire peut-être même au niveau national, des ateliers qui disparaîtraient. On a une baisse de l'activité jusqu'en 2030 déjà.
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