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Le Moulin de Valmy (Marne) retrouve ses ailes grâce à une entreprise auboise

Le Moulin de Valmy (Marne) retrouve ses ailes grâce à une entreprise auboise

Trois ans après avoir perdu ses ailes lors d’un violent coup de vent, le moulin historique de Valmy a retrouvé toute sa silhouette le mercredi 11 juin. Ce chantier de restauration a été confié à une entreprise auboise au savoir-faire rare : Les Charpentiers de Troyes, dirigée par Frédéric Gateau.

Trois ans après avoir perdu ses ailes lors d’un violent coup de vent, le moulin historique de Valmy a retrouvé toute sa silhouette le mercredi 11 juin. Ce chantier de restauration a été confié à une entreprise auboise au savoir-faire rare : Les Charpentiers de Troyes, dirigée par Frédéric Gateau.

Spécialisée dans la restauration de moulins et de charpentes anciennes, cette entreprise implantée à Courteranges (Aube) s’est vue confier un projet à forte valeur symbolique. Le moulin de Valmy est en effet bien plus qu’un bâtiment : il est le témoin de la bataille fondatrice de la République française, en 1792.

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Le défi était de taille. L’arbre moteur, une pièce maîtresse de 1,4 tonne, contaminée par un champignon, avait rompu, entraînant la chute des ailes. L’équipe de Frédéric Gateau a entièrement reconstruit l’ensemble des éléments — arbre, verges et ailes — à partir de bois massif, conformément aux exigences liées à un monument historique. « Contrairement à Dosches, où le lamellé-collé a été employé en raison de sa meilleure durabilité, à Valmy, pour respecter la restauration, nous avons utilisé du chêne massif, façonné selon les techniques traditionnelles », souligne le charpentier.

Les bois proviennent en grande partie de la région : les ailes et les verges, longues de plus de 12 mètres, ont été taillées dans des arbres de l’Aube. « On peut être chauvin, parce que ce sont des longueurs qui étaient quand même assez exceptionnelles, et des fûts assez rares en soi à trouver, puisque ce sont des longueurs de plus de 12,60 mètres, sans branche », précise-t-il. L’arbre moteur, quant à lui, a été sélectionné dans les forêts de Sainte-Menehould, en Champagne.

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L’entreprise, forte de 25 salariés, dont une moitié spécialisée dans le patrimoine bâti, n’en est pas à son premier chantier d’exception. Mais celui-ci pourrait avoir un écho tout particulier. « Dans le monde des moulins, cette restauration sera remarquée. On va avoir des articles qui vont paraître dans la presse. C’est tout à fait possible qu’on ait des contacts à venir sur 2026. Cela pourrait déboucher sur de nouveaux projets ailleurs en France, comme dans le Var ou le Quercy », espère le dirigeant.

Si l’entreprise existe depuis 2000, elle prend ses racines dès 1993 dans l’Aube :« C’est grâce à mon beau-père, M. Erwin Schriever, avec qui j’étais associé. C’est un peu sa marotte, puisqu’il est Hollandais. Il avait à cœur, comme à Dosches, de retrouver ces savoirs, des savoirs perdus. Aujourd’hui, on restaure des moulins à eau ou à vent partout en France. On va dire que, pour le nord de la France, il n’existe que deux ou trois entreprises qui ont cette expérience et ce savoir. Pour Valmy, on était pratiquement sans interruption au chevet du moulin, de janvier à juin. »

La fierté est également personnelle : « Ce moulin, tout le monde le connaît. Travailler dessus, c’est un honneur. Le rêve ultime, ce serait de le voir tourner à nouveau, produire de la farine, comme autrefois. »

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Le projet a été financé en partie grâce à une souscription publique, lancée avec le soutien de la Fondation du patrimoine, pour un coût total estimé à près de 200 000 euros. Les dons restent ouverts.

L’entreprise a également inauguré un autre chantier ce samedi : la restauration de la charpente de la chapelle templière de Brecy dans le Cher.

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images Frédéric Gateau