La salle des fêtes de Mesnil-Séllières n’accueillait pas un mariage ce samedi, mais un pot de départ. Famille, amis et une partie du village s’étaient réunis pour dire au revoir à Louise Valentin, 16 ans, qui s’apprête à traverser l’Atlantique pour une année entière.
Le départ est fixé au 5 août. Direction Alexandria, en Virginie, à 16 kilomètres au sud de Washington. Scolarisée au lycée Chrestien de Troyes, la jeune fille rejoindra une école américaine où les cours débutent dès le 12 août.
Un quotidien scolaire radicalement différent
En Virginie, le rythme de la journée n’a rien à voir avec la France. Les cours s’y déroulent de 8h à 14h, laissant les après-midis aux activités sportives et culturelles. Les vacances, elles, sont plus courtes qu’en France.
Louise sera hébergée dans une famille d’accueil avec qui elle a déjà échangé de nombreux mails. Six heures de décalage horaire sépareront la lycéenne de sa famille auboise.
J'ai juste hâte de partir, de vivre mon truc parce que ça fait très longtemps que j'ai envie d'y aller, j'ai travaillé pour.
Deux ans de petits boulots pour financer l'aventure
Partir étudier aux États-Unis a un coût. L’expérience interculturelle — billet d’avion, visa, frais de scolarité — représente près de 16 000 euros. Louise a obtenu une bourse via l’association AFS Vivre Sans Frontières, mais ses parents et ses propres économies ont comblé le reste.
Depuis deux ans, la lycéenne multiplie les petits boulots : garder des enfants, nourrir des animaux. Lors du pot de départ, elle a tenu à remercier publiquement ceux qui l’ont aidée.
C'est quelque chose qu'elle réalise, ce projet qu'elle pense depuis deux ans. On est ravis pour elle, on peut dire qu'elle va louper une année scolaire, qu'elle va redoubler, mais finalement elle va revenir riche et bilingue.
euros, coût total du séjour
jeunes suivis cette année par l’antenne champenoise d’AFS
AFS, une association née dans les tranchées
L’association AFS Vivre Sans Frontières accompagne Louise depuis la constitution de son dossier. Fondée à l’origine pour permettre à des ambulanciers américains de secourir les blessés lors des deux guerres mondiales, elle s’est transformée en réseau international d’échanges scolaires dont la mission est de promouvoir la paix par la découverte des cultures.
Le but d'AFS c'est vraiment de prôner la paix et que le plus de jeunes puissent partir à l'étranger et découvrir une autre culture, une autre langue. On la suit pendant son dossier, on va la suivre aussi pendant tout le long de son programme.
Louise quittera Mesnil-Séllières le 5 août et rentrera dans l’Aube à la fin de l’année scolaire américaine, bilingue et enrichie d’une expérience que peu de lycéens connaissent.