À Arcis-sur-Aube, jamais trois listes ne s’étaient affrontées lors d’une élection municipale. Cette année, les 1 900 électeurs inscrits devront trancher entre trois candidatures sans étiquette.
Le maire sortant, 75 ans, défend son bilan : démocratie participative, référents de quartier, vidéo-verbalisation et création d’un centre de loisirs. Parmi ses priorités figurent la rénovation du COSSEC, la restauration de l’église – à commencer par la façade ouest – et la gestion des eaux pluviales pour désengorger la station d’épuration, dans un contexte de contentieux européen.
Face à lui, Annie Soucat, 64 ans, conseillère municipale durant quatre mandats, aide-soignante pendant quarante ans en EHPAD et conseillère départementale, se présente pour la première fois à la tête d’une liste. Elle souhaite finaliser les projets en cours, renforcer la sécurité – notamment aux abords des écoles –, soutenir les commerçants, créer une maison des associations et développer des activités pour les jeunes.
Troisième candidat, Antoine Renault-Zielinski, un contrôleur des douanes de 28 ans, installé dans la commune depuis 2022 et initiateur de reconstitutions historiques, propose un audit des finances municipales. Son programme s’articule autour de trois axes : plus de démocratie locale avec des référendums, plus de sécurité avec une présence renforcée de la police municipale et plus d’animation pour dynamiser la ville.
Les trois candidats prévoient des réunions publiques dans les prochaines semaines pour détailler leurs propositions.