Le Salon artistique en Armance a de nouveau démontré le dynamisme culturel du territoire aubois. Organisé ce week-end pour sa 16e édition à Chaource, l’événement a rassemblé, selon les organisateurs, près de 500 visiteurs venus admirer les créations d’une quarantaine d’artistes locaux : peintres, graveurs, sculpteurs, illustrateurs, auteurs, photographes ou encore artisans d’art.
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Porté par l’association des artistes en Armance, ce rendez-vous est organisé chaque deuxième week-end durant le mois de mai. À sa tête, Denise Gilloz-Gassmann, présidente passionnée, raconte la genèse du projet : « On a commencé à exposer, on était cinq, dans la petite salle en face, sous les arcades… mais on était un petit peu à l’étroit ». De cette initiative modeste, le Salon est devenu un événement incontournable, rayonnant bien au-delà du village : « Aujourd’hui, je refuse du monde, il y a une liste d’attente aussi longue que le nombre d’exposants », confie-t-elle.
Nouveauté cette année : une extension en plein air. Pour la première fois, des œuvres ont été exposées dans le parc Saint-Louis, en complément de la traditionnelle halle Baltard. « Le parc du Presbytère est dans son jus… et puis là, ils sont bien, on déambule », sourit Denise Gilloz-Gassmann. L’artiste verrier Victor Loiselet (Vaudes), par exemple, a pu faire dialoguer ses pétales de verre avec le jardin. « C’est l’ADN un petit peu de la campagne, de la ruralité », précise-t-elle.
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Le Salon est aussi un lieu d’expérimentation et de transmission, où se côtoient figures établies et jeunes talents, comme Coloristelle, illustratrice spécialisée en littérature jeunesse résidant à Saint-André-les-Vergers, ou encore des artistes repérés à la dernière minute : « Une jeune femme peintre qui réalise la fresque de la mairie de Villiers-le-Bois m’a appelée hier matin. Une heure après, elle était là. J’ai dit : allez ! ».
À travers ce Salon, c’est la richesse artistique d’un territoire rural qui se donne à voir et à vivre, loin des clichés sur une culture cantonnée aux grandes villes. « C’est un village où il y a 1 000 habitants… mais il y a quand même des choses qui se passent. C’est la preuve », insiste la présidente.
À Chaource, la culture a pris racine. Et comme le répète Denise Gilloz-Gassmann avec conviction : « La porte est grande ouverte. Il faut que les gens rentrent et voient une galerie d’art à la campagne. Pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’on peut avoir sur place ? ».
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