Nous l’avions suivi en pleine installation, sur le sol du Cosec 2 à Troyes. Léopold Denis a réussi son défi de reconstituer la France grâce aux 587 cartes du service vicinal, élaborées au XIXème siècle. La tâche aura nécessité 4 jours et vingt heures de travail minutieux. Le jeune passionné avait commencé le montage mardi matin pour l’achever vendredi soir.
##IMAGE1##
Les cartes ont été rangées après un démontage qui a démarré lundi après-midi. « Là, j’arrive au bout, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, en fin de journée et demain (mardi) matin, je vais commencer le rangement. Et donc pour toutes les personnes qui ont déjà acheté les cartes, je vais m’occuper des envois », se félicite Léopold. « C’est à la fois satisfaisant et à la fois frustrant, parce que c’est une aventure assez longue qui se termine. » Si le défi « physique » est terminé, la vente caritative et solidaire reste en cours jusqu’au 15 novembre sur le site de Léopold Denis. Les cartes originales sont mises en vente au prix de 45 € l’unité mais 10 € sont reversés, par carte vendue, à l’association « Au-delà de nos handicaps ». Cette association est consacrée à l’accompagnement des militaires, pompiers et policiers blessés dans l’exercice de leurs fonctions.
##IMAGE2##
Après une reconversion professionnelle, Léopold Denis vit de sa passion : les cartes géographiques. Après un an de travail, l’Aubois a donc réuni les 587 cartes nécessaires pour aller au bout de son projet. Une fois assemblées, la superficie recouverte par les cartes était d’environ 400m2. « Ce sont des cartes qui ont été réalisées par le ministère de l’Intérieur et le ministère des Travaux Publics à la fin du XIXème siècle, donc juste après la guerre contre la Prusse c’est pour ça qu’on ne voit pas l’Alsace et une partie de la Lorraine. Elles sont très intéressantes, parce que c’est la première fois qu’on produit des cartes de façon industrielle en couleur. Elles sont superbes parce que le relief est très bien représenté, un centimètre sur la carte, ça représente un kilomètre dans la réalité. C’est quelque chose de très précis. Des gens sont venus et ils ont réussi à identifier leur maison dans un village ! »
Pour réaliser ce puzzle géant, Léopold a pu se référer au tableau d’assemblage. Une œuvre éphémère que les curieux devront dorénavant contempler en photos. Une séance de captation au drone était organisée ce lundi. « Il y a eu pas mal de visibilité, il y a eu de gens qui ont décidé de m’acheter des cartes, et puis surtout, je suis content parce que j’ai pu faire découvrir ma passion à beaucoup de personnes. »