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Landreville : succès pour l’atelier partagé de Morgane Ratton, une inauguration entre convivialité et artisanat

Landreville : succès pour l’atelier partagé de Morgane Ratton, une inauguration entre convivialité et artisanat

Morgane Ratton a inauguré son atelier de cannage à Landreville samedi 5 juillet en organisant un événement gratuit réunissant une douzaine d’artisans de l’Aube. Entre 100 et 150 visiteurs ont découvert les savoir-faire locaux dans une ambiance conviviale, générant près de 5 000 euros de ventes.

Ce samedi 5 juillet, la canneuse et designer Morgane Ratton a inauguré son nouvel atelier à Landreville en organisant un « atelier partagé » de 14h à 21h. Une douzaine d’artisans ont répondu présent. L’événement gratuit a permis de générer près de 5 000 euros de ventes, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. La fréquentation est estimée entre 100 et 150 visiteurs.

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À Landreville, un vent de créativité a soufflé ce samedi. Pour marquer l’achèvement des importants travaux d’aménagement de son nouvel espace de travail, Morgane Ratton a choisi d’ouvrir ses portes au public à travers un « atelier partagé », un format inédit dans le village.« L’idée, c’était de faire connaître mon atelier localement, mais aussi d’inverser les rôles : au lieu d’être l’artisane exposante, j’ai accueilli d’autres amis artisans et un événement convivial. C’est une manière de faire vivre le village, le temps d’une journée », explique Morgane Ratton, installée à Landreville depuis un an et demi, après avoir débuté son activité de cannage en pleine période Covid.

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Les visiteurs ont pu déambuler entre jardin, cour et dépendances pour découvrir les savoir-faire. Parmi les créateurs venus de l’Aube, Delphine Regneault et Victor Loiselet de l’Atelier des Verriers de Vaudes ont présenté leurs œuvres en fil de fer et verre, aux côtés des sculptures de Bruno Bertholomey (Chamoy). La vannière Clotilde Hein, installée à Saint-Jean-de-Bonneval, a dévoilé paniers, plateaux, nichoirs et autres objets qu’elle propose régulièrement lors d’ateliers pour petits et grands. Dans un autre espace, Aline Telmard exposait ses arbres de vie poétiques, fabriqués à Buxières-sur-Arce sous la marque Crésalide. À l’entrée, l’affûteur itinérant Alexandre Turpin (Au fil du Melda) proposait ses services pour redonner du tranchant aux couteaux ou sécateurs.

Au-delà du département, d’autres créateurs ont répondu à l’appel, comme le tourneur sur bois Benoît Ploffoin (Thoires), la couturière Coralie Pastoret (Châtillon-sur-Seine), la tapissière Valérie Thiébault (Etang-sur-Arroux) ou encore la céramiste Gerke Grashuis (Bouix), toujours active à près de 80 ans.

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Durant cette journée, la maroquinière troyenne Anaïs Mondejar (Ana M) a lancé un nouveau projet de collection de sacs « vintage » prévu d’ici la fin de l’année. Elle propose désormais de collecter d’anciens sacs en cuir en échange d’un bon de réduction : « Tous ces sacs qu’on pense bons pour la poubelle, je veux leur redonner vie. On peut tout récupérer, même quand c’est moisi ou en miettes. Jusqu’à présent, je rénovais les sacs des clients. Aujourd’hui, je souhaite collecter ceux dont on ne sait plus quoi faire, car jugés trop abîmés ou démodés. C’est une forme d’upcycling, et c’est une première pour moi depuis la création de la marque », précise-t-elle.

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Au final, la journée aura permis à de nombreux visiteurs de découvrir des savoir-faire parfois méconnus, actifs dans de multiples villages, dans une ambiance décontractée, propice aux échanges humains. « Ce format me tient à cœur. On passe un après-midi entre amis, artisans, on partage un repas, une soirée, et surtout, on ne perd rien : l’événement est gratuit, sans frais d’exposition, et on crée du lien. Il y a des coups de cœur, et c’est peut-être un autre public que celui qu’on croise habituellement sur d’autres expos. Les rôles sont inversés : le public vient à nous. Donc pour moi, c’est top, car ça suscite l’intérêt », conclut Morgane Ratton.

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