Retour

Accueil > Société > Les agriculteurs vont manifester devant la Préfecture ce mercredi

Les agriculteurs vont manifester devant la Préfecture ce mercredi

Les agriculteurs vont manifester devant la Préfecture ce mercredi

Ce mercredi 21 mai à 17h30, les syndicats agricoles FDSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) de l’Aube appellent à un rassemblement devant la préfecture de l’Aube à Troyes.

Ce mercredi 21 mai à 17h30, les syndicats agricoles FDSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) de l’Aube appellent à un rassemblement devant la préfecture de l’Aube à Troyes. En cause : le projet de loi dit « Entraves », dont ils dénoncent les potentielles modifications par les parlementaires.

Initialement présenté comme un texte destiné à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », le projet de loi a été adopté par le Sénat, mais a depuis été « détricoté ». « Le projet de loi « Entraves » devait libérer les agriculteurs, elle est en train de les enchaîner », résume un communiqué conjoint des deux organisations.

##IMAGE1##

Trois points de discorde majeurs

Parmi les mesures les plus contestées figurent la réintroduction du conseil stratégique phytosanitaire obligatoire, la suppression des articles facilitant la création d’ouvrages de stockage d’eau, et de nouvelles interdictions dans les zones d’alimentation de captages.

« Le conseil stratégique, c’est encore une charge inutile. Quand on emploie des phytosanitaires sur nos exploitations, on est accrédité. On a des formations continues tous les 5 ans. Là, on nous impose 300 € de formation en plus, pour rien », déplore Romain Benoist, président des JA de l’Aube. Il souligne que les agriculteurs disposent déjà de conseils via les techniciens agricoles et les Groupements de Développement Agricole (GDA).

Sur les zones humides et de captages, la colère est également forte. « Ces zones couvriraient 6 500 hectares dans l’Aube, selon les cartographies de l’État. Mais elles ne correspondent pas du tout à la réalité du terrain », alerte Romain Benoist. Il craint que des interdictions croissantes ne transforment ces surfaces en « zones sanctuarisées », inexploitables pour l’agriculture.

« On ira jusqu’à Paris s’il le faut »

Pour les syndicats, ces évolutions vont à l’encontre des engagements pris par le gouvernement lors des mobilisations de 2024. « On a eu une multitude de promesses, notamment l’arrêt des normes inutiles. Mais dès que la loi est arrivée sur la table, tout a été retoqué », regrette Romain Benoist.

Malgré plus d’un an de négociations avec les députés et le ministère, les espoirs des agriculteurs s’amenuisent. Le texte doit encore être débattu à l’Assemblée nationale les 26 et 27 mai.

Le rassemblement de mercredi se veut avant tout un temps d’information et de mobilisation. « Ce sera un rassemblement plutôt piéton, avec quelques tracteurs. On veut toucher tous les agriculteurs, même ceux qui ne sont pas syndiqués », explique Romain Benoist. Et il prévient : « On ira jusqu’à Paris s’il le faut pour défendre notre métier. »