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Narcotrafic dans l’Aube : les autorités veulent renforcer la lutte

Narcotrafic dans l’Aube : les autorités veulent renforcer la lutte

Face à la montée du trafic de stupéfiants dans le département, l’État veut muscler sa stratégie. L’État-major de sécurité (EMS) consacré au crime organisé s’est réuni le lundi 19 janvier à Troyes, sous la présidence de Pascal Courtade, le préfet de l’Aube, et d’Isabelle Verissimo, procureure de la République de Troyes. Forces de sécurité intérieure, services des douanes et direction départementale des finances publiques étaient réunis pour définir de nouvelles actions contre le développement du narcotrafic à l’échelon départemental.

Face à la montée du trafic de stupéfiants dans le département, l’État veut muscler sa stratégie. L’État-major de sécurité (EMS) consacré au crime organisé s’est réuni le lundi 19 janvier à Troyes, sous la présidence de Pascal Courtade, le préfet de l’Aube, et d’Isabelle Verissimo, procureure de la République de Troyes. Forces de sécurité intérieure, services des douanes et direction départementale des finances publiques étaient réunis pour définir de nouvelles actions contre le développement du narcotrafic à l’échelon départemental.

Cette rencontre a permis de dresser un bilan des dispositifs déjà engagés et de fixer les priorités pour l’année à venir. Si le trafic de stupéfiants dans l’Aube apparaît encore peu structuré, les chiffres témoignent d’une intensification préoccupante. En 2025, police et gendarmerie ont saisi au total 65 kilos de drogues dans l’Aube.

Les modes opératoires évoluent également. Les réseaux de vente diversifient les produits proposés et recourent de plus en plus à l’« uberisation » du trafic et aux réseaux sociaux pour écouler les stupéfiants de manière plus rapide et discrète.

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En réponse, les forces de l’ordre ont renforcé leur présence sur la voie publique. Le nombre d’amendes forfaitaires délictuelles a doublé en un an, passant de 225 à 510. L’action répressive vise autant les trafiquants que les consommateurs : le nombre de personnes mises en cause pour trafic et usage-revente de stupéfiants a progressé de 12,4 % en un an.

La prévention reste un axe central de la lutte, notamment auprès des jeunes, particulièrement exposés à ce phénomène. En 2025, plus de 7 000 élèves ont été sensibilisés par les policiers et gendarmes aux effets nocifs des stupéfiants et à leurs conséquences sanitaires, psychologiques et pénales.

Les douanes jouent également un rôle clé. L’an dernier, 52 infractions ont été relevées, avec une hausse notable des saisies liées à l’e-commerce, au fret express et au fret postal. En 2026, la surveillance des flux sera renforcée grâce à une coordination accrue avec les forces de sécurité intérieure.

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À l’issue de la réunion, les participants ont arrêté des objectifs communs pour gagner en efficacité et en rapidité dans les enquêtes. Deux groupes locaux de traitement de la délinquance (GLTD) seront mis en place en zone police afin d’agir sur le phénomène de délinquance dans sa globalité.Les services de l’État et le tribunal judiciaire de Troyes veulent ainsi réaffirmer leur mobilisation contre le narcotrafic, érigé en priorité nationale par le ministère de l’Intérieur, notamment depuis l’entrée en vigueur de la loi du 13 juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narco-trafic ».

Photos : Gendarmerie de l’Aube